Professionnalisation du financement des segments de la société béninoise : une étude sur la demande de services financiers des jeunes validée

A l’ère de la finance inclusive, il n’y a point de place au tâtonnement. Les financements accordés devront être cadrés par des lignes directrices. Ce jeudi 10 septembre, s’est tenu à l’INFOSEC de Cotonou, l’atelier de validation des résultats d’une étude sur la demande des jeunes en services financiers au Bénin. Il s’agit d’une étude initiée par la Direction Générale de la Microfinance (DGM) avec le soutien technique et financier du Projet ADAPAMI. La finalité est d’identifier des offres de services plus adaptées aux besoins des jeunes.

Cet atelier a regroupé les acteurs du secteur de la Microfinance, les cadres du Ministères des Affaires Sociales et de la Microfinance, du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes, du Ministère des finances, du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les Systèmes Financiers Décentralisés ainsi que l’APSFD-Bénin, des Responsables des Associations de la jeunesse, des partenaires techniques et financiers, des consultants.

Il s’est déroulé en quatre (4) étapes à savoir :

  • Cérémonie d’ouverture ;
  • Présentation des résultats de l’étude suivie de questions et réponses ;
  • Travaux de groupes et restitution – phase contributive des participants ;
  • Validation du rapport et clôture de l’atelier.

Trois allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture présidée par le Dr Pascal WELE IDRISSOU, représentant Mme le Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance.

A l’entame, les mots de bienvenue ont été adressés aux participants par le Directeur Général de la Microfinance (DGM), M. Brice DANSOU qui a saisie l’occasion pour témoigner sa reconnaissance au projet ADAPAMI pour son appui.

Selon le Directeur du Projet ADAPAMI, M. Maurille COUTHON « la jeunesse est une construction sociale et culturelle liée à un ensemble de facteurs. Il représente par conséquent un bonus démographique non négligeable au Bénin et constitue malheureusement la tranche d’âge la plus affectée par le chômage (30% sont exclus financièrement) ».  C’est bien ce qui justifie l’appui apporté par le projet ADAPAMI, dans son rôle d’accroître l’accès aux services financiers pour 500 000 nouveaux usagers et de favoriser l’offre de services financiers mieux adaptés et respectueux de l’environnement, à travers l’exploration des contraintes d’accès et d’utilisation des produits financiers par les jeunes. Cette étude n’est donc qu’une étape.

Dans son allocution d’ouverture officielle des travaux, le Dr Pascal WELE IDRISSOU, Secrétaire Général du Ministère en charge de la microfinance, a rappelé le contexte du lancement de cette étude, marqué entre autre par la question de l’employabilité au Bénin. Selon ses propos, cette question est là l’origine de la mise en place des Fonds étatiques qui, malheureusement, n’ont pas encore permis de résoudre le problème de financement des jeunes. L’étude sur la demande des services financiers par les jeunes apparait donc comme une opportunité pour laquelle il est donc attendu, une touche particulière à ce problème.

Un nouveau décor s’annone désormais dans la sphère de la microfinance en ce qui concerne les balises utiles pour l’employabilité, l’innovation des jeunes à travers l’accès aux services financiers adéquats. Et la qualité des acteurs réunis ne permet point de doute quant aux résultats de cet atelier.

En image, les officiels de la cérémonie d’ouverture.