Forum des Directeurs Généraux des SFD, le Consortium Alafia outille les Institutions membres à se conformer aux probables mutations réglementaires

Il est probable que les institutions de microfinance soient désormais constituées sous la forme de sociétés coopératives ou de sociétés anonymes, et qu’elles ne puissent revêtir d’autres formes sociales qu’à titre exceptionnel. C’est du moins l’une des réformes majeures portées par l’avant projet de Loi cadre de l’UMOA en cours d’amendement pour régir l’activité de microfinance dans les pays membres de l’Union. De même d’importants défis et contraintes pourraient attendre bientôt les Systèmes Financiers Décentralisés et l’APSFD-Bénin s’active à préparer ses membres à se conformer aux probables nouvelles donnes réglementaires.

En effet, dans la vision d’améliorer l’encadrement des activités de microfinance eu égard des imperfections notées à savoir : i) la dégradation prononcée du portefeuille de prêts des SFD imputable entre autres à un dysfonctionnement dans l’analyse des risques liés à l’activité de crédit, ii) le manque de fiabilité de l’information financière lié aux dysfonctionnements des systèmes d’information de gestion (SIG) des SFD, iii) les carences des systèmes de contrôle interne, imputables au non-respect des dispositions spécifiques y relatives ; et pour une meilleure protection des déposants, l’Autorité monétaire de l’espace a enclenché au début de l’année 2020 le processus d’amendement d’un nouveau projet de Loi.

Ainsi, la salle bleue du Chant d’Oiseau de Cotonou a servi de cadre, ce jeudi 09 juillet 2020, pour un forum sur l’avant-projet de loi portant réglementation de l’activité de microfinance dans l’UMOA. Organisé par l’APSFD-Bénin avec l’appui du projet ADAPAMI, ce forum a réuni les DG des Etablissements de Microfinance du Bénin.

Dans son mot introductif, M. Ignace C. DOVI, Directeur de l’APSFD-Bénin a précisé qu’il s’agit d’une mini formation sur les spécificités liées aux sociétés (en microfinance) et d’un cadre de recueil des éventuels amendements des participants sur l’avant projet de Loi afin de permettre à l’Association de les remonter aux Autorités compétentes.

La communication a été assurée par le Prof. Désiré AÏHOU, Docteur en droit de l’Entreprise, Avocat inscrit au barreau du Bénin et Expert de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et de l’OHADA.

Pour bien amorcer ce virage, des outils complémentaires seront fournis aux acteurs des établissements de microfinance les jours à venir à travers des ateliers de formation qui dureront 2 à 3 jours. Et le Consortium Alafia s’est déjà engagé dans les préparatifs.

Voilà qui devrait commencer à donner l’espoir sur la capacité des SFD du Bénin à se conformer dans les meilleurs délais aux exigences qu’imposera la prochaine Loi réglementant l’activité de microfinance.