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Révolution agricole à l’ère du nouveau départ : le FNDA et les SFD du Bénin ont signé la convention de partenariat qui permet l’opérationnalisation de la stratégie du Gouvernement

A la suite de sa restructuration en 2017 par le Gouvernement, le Fonds National pour le Développement Agricole (FNDA) entre dans sa phase opérationnelle à travers le partenariat avec les professionnels de la finance au plan national afin de jouer sa partition à la réalisation du volet agricole du Programme d’Action du Gouvernement (PAG).

La cérémonie de signature de la convention de partenariat a eu lieu dans la soirée de ce mardi 08 septembre 2020 à Golden Tulip Hôtel de Cotonou sous la supervision du Ministre de l’Agriculture, Gaston DOSSOUHOUI.

A travers son mot de bienvenue M. Valère HOUSSOU, Directeur Général du Fonds National de Développement Agricole (FNDA), a remercié les différents acteurs pour leur engagement à l’essor agricole du Bénin. Selon ses propos, « la présence massive des Directeurs Généraux des Institutions financières du Bénin à cette cérémonie est la preuve qu’ensemble nous pouvons marquer la rupture à travers une révolution agricole au Bénin ».

L’ouverture officielle de la séance a été prononcée par M. Gaston DOSSOUHOUI, Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. A son tour, l’Autorité a exprimé sa satisfaction du fait de la présence effective des Directeurs Généraux des Banques et des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) malgré le contexte de pandémie. Après avoir rappelé brièvement le contenu du diagnostic ayant soutenu la stratégie de l’Etat pour l’agriculture (faible financement, manque de ressources, absence de garantie adéquate etc .), le Ministre a martelé que « l’agriculture est un secteur d’investissement massif dans le PAG et le FNDA a été doté de ressources conséquentes pour porter l’action du Gouvernement à cette fin ».

Dans le détail donné par la suite par le DG du FNDA, on note conformément à la décision gouvernementale en date du 20 avril 2020, la disponibilité d’une ligne de 100 milliards de FCFA, dont 50 milliards pour le financement des prêts, 35 pour servir de caution et les 15 milliards restants pour la bonification des prêts. On retient qu’à cette phase, sept (7) Banques et quinze (15) SFD ont été retenus et les conventions de partenariat ont été aussi signées par les Présidents de leurs Associations Professionnelles respectives. A l’horizon 2030, un financement de 2374 milliards est projeté pour le secteur agricole au plan national. Les divers mécanismes et les rôles de chaque partie prenante ont été présentés à cette occasion.

Tout comme les Banques, les SFD ont donné leur engagement à jouer leur partition pour la réduction de la pauvreté au Bénin, à travers une finance agricole soutenue. Pour M. Clément YADANTA, Président de l’APSFD-Bénin, « la volonté y ait ; les SFD n’attendaient que l’accompagnement ».  A cet effet, le Président de l’Association a saisie l’occasion pour attirer l’attention du FNDA sur la nécessité d’appuyer les SFD à travers entre autres des renforcements de capacité.

Pour finir le Ministre a souhaité que les conventions signées soient un véritable levier de facilitation du financement agricole. Pour cela, il a aussi appelé les différents acteurs au respect de l’orthodoxie financière, ainsi que les clauses des contrats.

A travers ce nouveau mécanisme du FNDA, l’Etat et les différents acteurs impliqués peuvent déjà se rendez-vous à moyen terme pour l’évaluation des effets, impacts sur le bien-être des populations rurales. Si les actions du PAG commencent à être visibles dans plusieurs secteurs, la course est lancée au niveau du secteur financier pour révéler aussi le Bénin sur le plan agricole à travers le FNDA.

En image M. Clément YADANTA, Président de l’APSFD-Bénin à gauche échangeant le parapheur avec M. Valère HOUSSOU, DG du FNDA à droite sous la supervision du Ministre de Gaston DOSSOUHOUI.

Impact de la Covid-19 sur la microfinance au Bénin, le Directeur de l’APSFD répond aux questions de la presse nationale

“Il faut un fonds de capitalisation pour satisfaire les nouveaux besoins des SFD”, voilà la suggestion portée par  Ignace C. DOVI, Directeur du Consortium Alafia à travers l’interview accordée au quotidien du service public “La Nation”.

Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas épargné par la crise sanitaire actuelle. Les impacts du Covid-19 sur les activités de microfinance sont multiples et résultent de la baisse d’activités des clients et des diverses mesures limitant les déplacements. Si les mesures prises par le Gouvernement au profit des artisans et entreprises permettent de relancer quelque peu les activités, le secteur de la microfinance reste en attente de financements importants pour accélérer la transformation numérique des institutions de microfinance encore appelées systèmes financiers décentralisés (Sfd). C’est ce que nous explique Ignace Dovi, directeur de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin, Apsfd-Bénin (Consortium Alafia).

La Nation : Tous les secteurs d’activités ont été, d’une manière ou d’une autre, impactés par la pandémie du Covid-19. Qu’en est-il du secteur de la microfinance au Bénin ?

Ignace Dovi : Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas épargné par la crise sanitaire que nous vivons actuellement. La baisse de la demande, la limitation des transports, les fermetures temporaires ou définitives d’entreprises, la hausse du chômage, la baisse de la consommation non alimentaire, etc… sont les effets de la pandémie sur l’économie locale et par ricochet, sur le secteur de la microfinance au Bénin. Le développement de la crise entraine des problèmes de continuité des activités. Elle a déjà et aura encore de nombreux impacts négatifs sur le secteur de la microfinance. On peut citer la sécurité et la santé des employés, des clients et de leurs familles, la perte de productivité due à la mobilité limitée, les difficultés opérationnelles dues à la restriction des déplacements, la perte ou la diminution d’activité des clients entrainant une diminution ou une perte de revenus pour les clients. Tout ceci entraine des problèmes de remboursement des crédits en cours et une augmentation du portefeuille à risques, une augmentation du risque de fraudes en raison de la réduction des contrôles. Il y a aussi des problèmes de liquidité et de solvabilité, le non-respect des contrats et exigences réglementaires.
La plupart des institutions de microfinance ont pris des mesures particulières pour soutenir les clientèles les plus vulnérables en maintenant avec elles une communication constante, de manière à pouvoir identifier les moyens de leur venir en aide et ce, le plus efficacement possible. Elles ont aussi accordé des moratoires et des taux d’intérêts réduits sur certains produits. Le Gouvernement accompagne les clientèles sur cet aspect.

Quelles mesures avez-vous prises en tant qu’association professionnelle, pour soulager les systèmes financiers décentralisés ?

En tant qu’association professionnelle, nous avons pris plusieurs mesures pour soulager nos membres malgré nos moyens très limités. La première mesure porte sur la réalisation et la diffusion auprès de nos membres d’une affiche de sensibilisation des usagers des systèmes financiers décentralisés à la lutte contre le coronavirus. La seconde action a été la rediffusion auprès de nos membres de tous les actes pris par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et également de toutes les mesures prises par la Banque Centrale dans le cadre de la gestion de la pandémie concernant le secteur financier en général et la microfinance en particulier. La troisième porte sur la rediffusion auprès de nos membres de tous les outils et stratégies élaborés par nos partenaires techniques pour mieux faire face à la crise du Covid-19. Il s’agit par exemple, des outils pour l’élaboration de scénarios dans le contexte de l’épidémie de Covid-19 et de la liste des points d’attention pour la continuité des activités des Sfd dans le contexte de la crise. Enfin, la dernière mesure est l’assistance aux Sfd membres à pouvoir prendre un rôle actif dans la relance économique par une implication positive dans les programmes offerts par le gouvernement dans le cadre de la gestion de la pandémie, notamment les lignes de financement des Sfd et les lignes de bonification des charges financières des crédits aux bénéficiaires.

Le gouvernement a mis en place une batterie de mesures pour soulager non seulement les entreprises mais aussi les artisans et petits commerçants dont certains sont des clients des Sfd. Comment ces mesures ont-elles permis de relancer les activités ?

D’abord, tous les Sfd membres de l’association professionnelle sont très reconnaissants au gouvernement pour les mesures prises à travers différents mécanismes pour porter assistance aux clients en vue d’une relance de leurs activités qui ont subi des coups durs du fait de la pandémie du Covid-19. La relance des activités est en cours et du côté des Sfd, le dispositif opérationnel du premier mécanisme est mis en œuvre, certains Sfd ont signé les accords-cadres. Celui du second mécanisme est en train d’être mis en place. Des échanges avec le Fonds national de la microfinance (Fnm), bras opérationnel de l’application des mesures en ce qui concerne la microfinance, sont organisés pour que ces mesures portent leurs fruits. En effet, lesdites mesures vont permettre de relancer les activités des entreprises et aussi des artisans et petits commerçants à hauteur d’un financement d’au moins 100 milliards de francs Cfa sans charges financières et non financières aux entreprises, artisans et petits commerçants. Ces derniers vont pratiquement lever les financements à taux zéro. C’est une mesure forte de relance de l’économie locale. Nous avons fait au Fnm des propositions qui, prises en compte, vont permettre d’augmenter les impacts attendus. Il s’agit notamment du ciblage par les mêmes mesures des promoteurs individuels, des groupes et groupements de bénéficiaires de crédits, les animateurs de l’économie locale contribuant de 60 à 70 % au Pib .

Selon les autorités sanitaires, la crise du Covid-19 pourrait durer. Alors, quelles leçons le secteur tire-t-il de cette crise pour améliorer ses performances et renforcer sa résilience face à la pandémie ?

La principale leçon est la nécessité d’intensifier la collaboration avec les opérateurs téléphoniques et les fintechs afin d’accélérer le virage numérique et faire de telle sorte que les interactions avec les clientèles se fassent de façon autonome et virtuelle à 100 %. Pour la plupart des Sfd, il faut désormais prioriser l’ouverture de canaux numériques pour permettre des décaissements et des remboursements de prêts avec une interaction physique minimale, mettre à niveau les canaux de communication numériques pour soutenir les clientèles à distance, en utilisant des outils de messagerie tels que WhatsApp, les médias sociaux ou les systèmes de visioconférence. Il faut renforcer l’accès à l’éducation numérique, et à l’éducation financière, notamment pour les femmes. Ne pas négliger la cybersécurité suite au développement des solutions numériques et l’ouverture de l’accès à des utilisateurs à distance. Une autre leçon est la nécessité pour chaque Sfd de disposer de plans de continuité des activités appropriés à la gestion de crise pandémique. Ainsi, nous avons appris dans le cadre de la gestion de la crise, qu’il faut maintenir le traitement responsable des clients et proposer de soutien par des mesures appropriées à la situation, minimiser le risque d’infection et assurer un traitement responsable des employés. Nous devons aussi minimiser les risques pour l’institution afin d’assurer la continuité des activités pendant et après la crise, et communiquer de manière proactive avec toutes les parties prenantes. Nous avons aussi appris, étant donné que le virus se propage très vite, qu’il est important d’agir immédiatement et de ne pas attendre, car la mise en place de mesures et leurs effets directs prennent du temps. Nous saluons la proactivité du gouvernement et des partenaires du secteur dont les mesures et outils ont aidé à l’inclusion financière pendant cette période difficile.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis du gouvernement et des partenaires du secteur ?

Justement, il reste beaucoup à faire et nous avons besoin du gouvernement et des partenaires du secteur. Cette pandémie a démontré, outre le fait d’accélérer la transformation numérique, que les Sfd doivent réinventer la relation avec les bénéficiaires et mettre en avant certains produits et services essentiels à la sécurité financière, en particulier pour les plus vulnérables. Dans une transition vers des interactions à distance avec les bénéficiaires, il est important d’explorer de nouvelles approches et méthodes de travail ainsi que de nouveaux partenariats. Par exemple, développer la communication via les médias sociaux, offrir des Sms vocaux ou utiliser des robots de discussion pour améliorer le service client à distance. La crise met en évidence l’importance de plusieurs produits financiers et non financiers. Les produits d’épargne ainsi que les prêts relais à court terme protègent les clients contre les situations catastrophe, les services financiers numériques améliorent l’accès aux services et peuvent aussi sauver des vies dans un contexte de pandémie, les services d’éducation financière et d’accompagnement aux entrepreneurs contribuent à garantir la fidélité à long terme et aident les clients à épargner et à ne pas manquer d’argent en période de crise. Nous avons besoin du gouvernement et des partenaires pour y arriver. Il est indispensable que l’association professionnelle dispose d’un fonds de capitalisation, un fonds dont les revenus des placements serviront à appuyer la satisfaction de ces nouveaux besoins des Sfd. Les revenus pourront également permettre de renforcer leurs capacités en planification et simulation de scénarios en période de crise, et atténuer les répercussions de la pandémie sur leurs fonds propres. Sans l’aide du Gouvernement, cet appui aux Sfd ne pourrait être donné par l’association professionnelle. Les Etats sont en concurrence. Il revient à chaque gouvernement de favoriser l’inclusion financière de la population. Notre gouvernement peut encore innover. 10 milliards à l’association professionnelle au taux de 6 % l’an donne 600 millions pour la modernisation des Sfd et la professionnalisation.

Source : La Nation Bénin

Tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire 2020 du Consortium Alafia, Clément YADONTA, nouveau Président de l’Association

Le Consortium Alafia vient une fois encore de montrer le chemin à ses institutions membres. Il vient une fois encore de confirmer son exemple, sa référence pour plusieurs acteurs au plan régional.

Conformément à ses dispositions statutaires, les Systèmes Financiers Décentralisés membres de l’APSFD-Bénin ont tenu au siège de l’Association ce vendredi 28 août 2020, leur Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de l’année.

Il s’agit d’une assise annuelle au cours de laquelle les différents Délégués des SFD membres procèdent à l’examen du rapport d’activité et financier de l’Association, à l’examen du rapport d’activité des trois organes dirigeants et à la validation du rapport du commissaire aux comptes. A cela l’AGO a eu la particularité de connaitre le renouvellement de ses membres d’organes, ceux en poste étant à la fin de leur mandat. Les travaux de cette AGO se sont déroulés dans une convivialité et tous les rapports d’activités ont été adoptés avec des félicitations des membres, partenaires et autres invités à la Direction de l’Association pour sa perspicacité aux côtés des SFD malgré les difficultés et entraves. On retient également un fonctionnement régulier de tous les organes de l’Association au cours de l’année 2019.

Cinq (5) allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture :

A l’ouverture, M. Ignace C. DOVI, Directeur du Consortium Alafia a adressé ses mots de bienvenu et de remerciement aux SFD membres et aux officiels pour avoir honoré de leur présence à cet important rendez-vous statutaire.

A la suite, M. Emmanuel GAHOU, Président de l’Association a également remercié tous les acteurs présents et salué la synergie d’action, la fraternité et le soutien mutuel qui existent dans le secteur de la microfinance au Bénin. Selon ses propos, « c’est cette synergie qui fait du secteur une référence dans la sous-région ». Enfin, le Président a rappelé les enjeux du jour et exhorté ses pairs à une hauteur d’esprit pour uniquement l’intérêt supérieur du collectif des SFD du Bénin.

La troisième allocution est celle de M. Brice DANSOU, Directeur Générale de la Microfinance. A travers son intervention, le DGM a salué la qualité de la gouvernance et ainsi que la transparence dont fait preuve l’Association. Pour finir, il a martelé la disponibilité de la DGM à continuer la synergie avec l’Association.

Pour M. Maurille COUTHON, Directeur du Projet ADAPAMI et représentant des PTF à l’occasion, « l’Association fait preuve d’une gouvernance respectueuse et la Direction ne cesse de faire des efforts qu’il convient de saluer ». Il finit son allocution par un appel à un renforcement de la mobilisation pour relever les défis et particulièrement pour le renforcement du leadership féminin au niveau du secteur.

L’ouverture officielle de l’Assemblée Générale a été prononcée par le Directeur Générale de l’ANSSFD du Bénin. Dans son intervention, M. Louis BIAO a félicité l’APSFD pour la régularité et la constance dans sa gouvernance. A cet effet, il a convié les SFD à suivre l’exemple de l’Association en terme de Gouvernance. Ainsi, pour la duplication de cette bonne pratique, le DG de l’ANSSFD a lancé un appel à l’endroit des Directeurs Généraux afin qu’ils jouent pleinement leur partition au niveau de leurs institutions respectives. Enfin l’Autorité a attiré l’attention des Responsables des SFD sur certaines dérives qui s’observent par endroit et a appelé les concernés à plus de responsabilité, avant de souhaiter plein succès aux travaux.

Comme pour faire suite à cet appel du PCA et du DG/ANSSFD, les travaux de l’AGO se sont déroulé dans la fraternité. Les membres d’organes dont le mandat est venu à échéance ont déposé le tablier conformément aux textes et de nouveaux membres ont été élus, de manière pacifique, dans les instances de gouvernance de l’Association.

A la suite des élections M. Clément YADONTA, Secrétaire Général de la FECECAM-Bénin, est élu Président du Conseil d’Administration (PCA) du Consortium Alafia et M. Pascal TAMEGNON, Directeur Général de PEBCo-BETHESDA est élu Président du Conseil de Surveillance (PCS), tous pour un mandat de deux ans.

Six (6) autres membres sont élus pour travailler aux côtés du PCA et deux autres pour travailler aux côtés du PCS.

Il faut aussi noter que cette AGO, a été précédée d’une Assemblée Générale Extraordinaire au cours de laquelle le comité de déontologie a été fondu dans le Conseil d’Administration pour tenir compte de certaines réalités. Aussi, une minute de silence a-t-elle été observée par l’Assemblée en mémoire du feu Grégoire ZINSOU, ex-Administrateur Provisoire de la CMMB, décédé au cours de la semaine.

Les SFD membres vont certainement répondre, dans les années à venir, aux appels à suivre le modèle de l’Association en matière de gouvernance pour le renforcement de la stabilité au niveau du secteur.

En image, les nouveaux membres du Conseil d’Administration de l’APSFD-Bénin.

Sortie de l’Administration Provisoire : la Caisse du Mouvement Mutualiste du Bénin (CMMB) a tenu son Assemblée Générale élective

Pari gagné pour le Ministre de l’Economie et des Finances, c’est ce que les membres de la Caisse du Mouvement Mutualiste du Bénin (CMMB) ainsi que les acteurs de l’écosystème de la microfinance peuvent retenir ce week-end de juillet 2020 ; ce samedi 25 juillet 2020 se sont tenues au Chant d’Oiseau de Cotonou, deux Assemblées Générales dont une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), permettant de sortir de l’administration provisoire.

En effet, à la suite d’une crise de gouvernance ayant pris corps au sein de l’institution en 2017, le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Romuald WADAGNI a pris ses responsabilités en nommant courant l’année 2018 un Administrateur Provisoire afin de sauver la continuité d’exploitation et de protéger par ricochet les déposants. Deux ans après Messieurs Adbou Rafiou BELLO et Grégoire Zinsou, respectivement Président du Comité de Suivi et Administrateur Provisoire, retournent de très fort belle manière le tablier à l’Autorité par l’organisation des Assemblées Générales Extraordinaires et Ordinaires, conformément aux dispositions règlementaires. Il s’agit d’une prouesse saluée par tous les acteurs du secteur présents à la cérémonie d’ouverture des travaux, d’autant que l’instauration de l’accalmie en terme de gouvernance s’est accompagnée d’une amélioration substantielle des performances de la Mutuelle.

A l’entame de la cérémonie d’ouverture, Grégoire ZINSOU a adressé ses mots de remerciement et de reconnaissance au Ministre de l’Economie et des Finances pour la confiance placée pour cette importante tâche d’administration de la Mutuelle. Il a aussi remercié le Président du Comité de Suivi et tous les autres acteurs du secteur qui l’ont appuyé dans l’atteinte de cette mission, notamment l’ANSSFD, l’APSFD-Bénin, le partenaire ADAPAMI et les DBS.

A travers son représentant, l’APSFD-Bénin a délivré également le message du Directeur, M. Ignace C. DOVI. Ce message est constitué de remerciements à l’Etat pour avoir ramené la CMMB sur la bonne voie, de conseils l’endroit des futurs élus, et des attentes à l’égard de la CMMB au regard des défis qui se dressent aux SFD. Pour l’APSFD, « cette Assemblée Générale Extraordinaire, devra est une renaissance de la CMMB. Certes, elle existe déjà mais l’institution devra ranger le passé et entamer, en terme de gouvernance, une nouvelle phase de sa vie pour faire efficacement face aux grands défis du temps……. C’est pourquoi le Consortium Alafia souhaite qu’il soit élu, l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut ».

A son tour M. Maurice M. COUTHON, Directeur du projet ADAPAMI a salué le travail abattu par les démembrements de l’Etat à divers niveaux pour sauver la CMMB et a prodigué des conseils de patience, de perspicacité et de courage aux futurs dirigeants. Pour finir, il a rassuré de la disponibilité du projet ADAPAMI à continuer ses appuis à la Caisse tant que sa gouvernance sera en phase avec les textes.

Pour les propos de M. Louis BIAO, le Ministre de l’Economie et des Finances suit de près la CMMB.  A cet effet, le Directeur Général de l’ANSSFD conseille à la CMMB d’éviter que l’Etat ne soit encore obligé à prendre à nouveau des responsabilités dans le futur de la Caisse. Enfin il suggère aux membres d’élire de personnes capables d’une gouvernance financière.

L’ouverture officiel des travaux a été donnée par M. Adbou Rafiou BELLO, Président du Comité de Suivi. Pour lui, cette journée est un grand jour, une journée d’espoir pour la CMMB ; « grâce à Dieu, la crise est en train d’être conjuguée », va-t-il martelé. Il a adressé en conséquence ses remerciements à toutes les personnes ayant contribué, à ce que la CMMB se repositionne au rang des institutions viables, car les perspectives sont prometteuses si chaque acteur joue son rôle.

Avant l’examen et l’approbation des comptes des exercices 2017 à 2019 par l’AGO, l’une des étapes majeures attendues de cette assise notamment lors de l’AGE est l’élection des membres d’organes devant assurer la gouvernance à la suite de l’administration provisoire. Au regard du déroulement de la cérémonie d’ouverture, on peut présager du déroulement paisible des travaux par la suite.

Renforcement des pratiques d’audit interne dans les SFD du Bénin : le Consortium Alafia et l’ANSSFD sensibilisent les acteurs du métier sur la déontologie et l’éthique en microfinance

Respect des normes déontologiques et d’éthique dans les pratiques d’exercice du métier d’auditeur interne dans les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Bénin, c’est l’objet de l’atelier de sensibilisation tenu ce jeudi 23 juillet 2020 au siège du Consortium Alafia. Il a réuni une cinquantaine d’acteurs du métier venant des différentes institutions. Il a été animé par le Directeur Général de l’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés du Bénin (ANSSFD), M. Louis BIAO avec l’assistance de M. Benoît DJOSSOU, Directeur de l’Agrément et la Réglementation.

Il est quasiment impossible de mener à une échelle des activités de microfinance sans l’appui d’un service d’audit interne. Cependant, l’efficacité d’un tel département est aussi tributaire d’un certain nombre d’éléments dont le respect des normes de déontologie et d’éthique. Et il est capital que des acteurs habiletés appuient de temps à autres ce corps de métier à la réussite de sa mission. Cela peut bien expliquer le profil particulier des communicateurs mobilisés à cet effet, malgré leur agenda reconnu couramment chargé.

Dans son mot de bienvenue M. Ignace C. DOVI, Directeur de l’APSFD-Bénin, a d’abord remercié les institutions qui ont compris l’enjeux en envoyant leur personnel concerné à l’atelier avant de préciser quelques fondamentaux attendus des auditeurs en terme d’éthique et de bonne pratique. Pour lui, ces idéaux que sont entre autre, la liberté dans la tête, l’objectivité, la quête de la valeur ajoutée pour les organisations devront faire l’objet d’amélioration continue dans le quotidien du travail de l’auditeur interne, toute chose qui justifie l’organisation de cette journée de recyclage, qui a aussi l’avantage de tenir compte des observations courantes des Autorités de Supervision.

Ainsi, au cours de cette journée, l’essentiel des rôles, responsabilités, attitudes et aptitudes attendus des auditeurs internes ont été rappelés, de même que les particularités liées au secteur de la microfinance. Des Conseils donnés à l’auditoire à cet effet par Louis BIAO, on peut retenir quatre (4) principes cardinaux qui gouvernent le travail d’un bon auditeur interne dans un SFD. Il s’agit de :

  • La liberté dans la tête ;
  • L’objectivité ;
  • L’Humilité ;
  • Et la Communication professionnelle et responsable.

L’atelier a été très interactif en termes d’échange, et les participants s’en sont sortis très outillés pour être dans les tous prochains jours, plus performants au service de leurs institutions respectives et du secteur.

Opérationnalisation des mesures étatiques d’atténuation des effets socio-économiques de la pandémie de COVID-19 au PME du Bénin : les cadres des Etablissements de microfinance formés à l’utilisation de la plateforme numérique

Tel qu’annoncé le 10 juin dernier, l’appui de l’Etat aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) du Bénin entre dans sa phase active. Pour des montants de crédit ne dépassant pas 20 millions, les intérêts, frais de dossier et autres frais habituellement déboursés par les clients-PME lors des opérations de prêts auprès des institutions financières, seront supportés par l’Etat sur une période de trois ans pour les entreprises affectées par la pandémie du COVID-19. C’est l’une des précisions-clés apportées à l’auditoire dans le cadre de l’opérationnalisation du programme d’accompagnement des entreprises par le Gouvernement.

En effet, dans la matinée du vendredi 17 juillet 2020 a eu lieu dans la salle de réunion du Ministère de l’Economie et des Finances (MEF) la formation des cadres des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Bénin sur l’utilisation de la plateforme numérique dédiées à l’enregistrement des clients/entreprises pouvant bénéficier de la mesure du Gouvernement, dès que ces derniers expriment une demande de prêt. Il s’agit d’une séance qui fait suite à la présentation de la plateforme aux Directeurs Généraux des SFD.

Des éléments d’informations présentés aux opérationnels de la microfinance du Bénin, on peut retenir que la plateforme créée à cet effet est à l’url : www.soutienpme.gouv.bj et offre quatre (4) rubriques à renseigner par les SFD :

  • Identification du bénéficiaire ;
  • Détail du crédit ;
  • Conditions de crédit ;
  • Documents liés aux crédit (format – Word, Excel ou PDF).

Après la suite de la présentation, les participants ont eu droit aux réponses à leurs questions à l’allure d’une conférence de presse.

Ainsi, selon les précisons apportées par M. Adbou Rafiou BELLO, Directeur Général du Fonds National de la Microfinance (FNM), ce programme vise à appuyer uniquement les entreprises (non financières) du secteur formel dont le chiffre d’affaire est inférieur à deux milliards de FCFA, étant donné que le secteur informel (artisans, et autres) a été déjà appuyé à travers les transferts de fonds émanant du Gouvernement. “Pour ce qui concerne les SFD, les Autorités réfléchissent au mécanisme d’appui qui sera probablement une augmentation des refinancements à leur endroit”, a-t-il expliqué.

Le Directeur Générale du FNM a aussi saisie l’occasion pour appeler les participants à efficacement appuyé leurs directions respectives dans le cadre de l’opérationnalisation du programme car, le remboursement des bonifications aux institutions dans le temps sera fonction du paiement du nominal par le client. Pour finir, à la question d’un participant, le DG a rassuré l’auditoire du dispositif de suivi-évaluation du FNM pour la réussite du programme.

Voilà une des initiatives qui devraient soulager l’écosystème de la microfinance au plan national quant à l’évolution des activités après le COVID-19.

Diplôme Professionnel d’Agent Crédit au Bénin, le Consortium Alafia lance la 9è promotion

Depuis près d’une dizaine d’années, l’APSFD-Bénin fait de lauréats en matière de certification de personnel des Etablissements de Microfinance au Bénin. Les attentes sont comblées et les besoins sont exprimés chaque année.

Ce lundi 13 juillet 2020, la salle de conférence du Consortium Alafia a servi de cadre pour le lancement de la promotion 2020 de la formation diplômant les Agents de crédit en microfinance au Bénin. Cette neuvième (9è) édition a réuni une vingtaine d’agents de crédit venant de huit (08) institutions membres de l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Bénin (Consortium Alafia), à savoir : FECECAM-Bénin, PEBCo-BETHESDA, COOPEC-AD/BENIN, CECAC, BMF SA, CESCA, IAMD et CMMB.

De façon spécifique, la formation diplômant les agents de crédit permet de :

  • Développer les connaissances générales et spécifiques des agents de crédit pour un exercice rigoureux et performant de leur métier, face à des clients qui les sollicitent pour créer ou développer leur entreprise ;
  • Favoriser l’évolution professionnelle des agents de crédits sur des critères de compétences ;
  • Savoir instruire et gérer les dossiers de crédit de manière professionnelle et selon les meilleures pratiques en microfinance ;
  • Savoir analyser les risques inhérents à l’activité de crédit des IMF.

 

Selon le Directeur du Consortium Alafia, Monsieur Ignace DOVI, le diplôme professionnel en Microfinance – Agent de crédit vise la montée en compétences les agents de crédit en poste depuis 1 à 2 ans en leur dotant de connaissances approfondies et en développant leurs savoir-faire et savoir-être, par des animateurs expérimentés en vue d’une mobilité interne et d’une meilleure employabilité. Il s’agit d’une formation professionnalisant mise en place dans le cadre d’un partenariat entre l’Associations professionnelle et les institutions membres à la recherche d’une formation spécifique pour les collaborateurs, avec le soutien soutient des acteurs du secteur.

Louis BIAO, Directeur Général de l’Agence Nationale de Surveillance des SFD du Bénin, a salué la diversité des Institutions participant et a conseillé l’assiduité aux apprenants afin d’éliminer l’intégralité des Unités de Formation conformément aux nouvelles dispositions qui régissent les conditions succès.

La formation est organisée sur 16 journées en face-à-face pédagogique présentiel et réparties sur trois mois. Cette première phase traite de 5 Unités de Formation.  Les nouveaux paradigmes comme la finance agricole et la finance digitale y seront suffisamment discutés.

Pour rappel, la formation diplômant les Agents de crédit a pris corps à travers une synergie entre le Consortium Alafia et le Centre de Formation de la Profession Bancaire (CFPB) de Paris. Le partenariat avec CFPB a déjà enregistré près de 150 diplômés au service du secteur. A la suite, cette formation est désormais organisée par le Consortium Alafia.

L’Association encourage les candidats inscrits à cette promotion et les exhorte à une attention soutenue durant tout le cursus pour qu’au terme un taux de réussite de 100% soit enregistré. L’examen final est prévu pour le 24 septembre 2020.

Forum des Directeurs Généraux des SFD, le Consortium Alafia outille les Institutions membres à se conformer aux probables mutations réglementaires

Il est probable que les institutions de microfinance soient désormais constituées sous la forme de sociétés coopératives ou de sociétés anonymes, et qu’elles ne puissent revêtir d’autres formes sociales qu’à titre exceptionnel. C’est du moins l’une des réformes majeures portées par l’avant projet de Loi cadre de l’UMOA en cours d’amendement pour régir l’activité de microfinance dans les pays membres de l’Union. De même d’importants défis et contraintes pourraient attendre bientôt les Systèmes Financiers Décentralisés et l’APSFD-Bénin s’active à préparer ses membres à se conformer aux probables nouvelles donnes réglementaires.

En effet, dans la vision d’améliorer l’encadrement des activités de microfinance eu égard des imperfections notées à savoir : i) la dégradation prononcée du portefeuille de prêts des SFD imputable entre autres à un dysfonctionnement dans l’analyse des risques liés à l’activité de crédit, ii) le manque de fiabilité de l’information financière lié aux dysfonctionnements des systèmes d’information de gestion (SIG) des SFD, iii) les carences des systèmes de contrôle interne, imputables au non-respect des dispositions spécifiques y relatives ; et pour une meilleure protection des déposants, l’Autorité monétaire de l’espace a enclenché au début de l’année 2020 le processus d’amendement d’un nouveau projet de Loi.

Ainsi, la salle bleue du Chant d’Oiseau de Cotonou a servi de cadre, ce jeudi 09 juillet 2020, pour un forum sur l’avant-projet de loi portant réglementation de l’activité de microfinance dans l’UMOA. Organisé par l’APSFD-Bénin avec l’appui du projet ADAPAMI, ce forum a réuni les DG des Etablissements de Microfinance du Bénin.

Dans son mot introductif, M. Ignace C. DOVI, Directeur de l’APSFD-Bénin a précisé qu’il s’agit d’une mini formation sur les spécificités liées aux sociétés (en microfinance) et d’un cadre de recueil des éventuels amendements des participants sur l’avant projet de Loi afin de permettre à l’Association de les remonter aux Autorités compétentes.

La communication a été assurée par le Prof. Désiré AÏHOU, Docteur en droit de l’Entreprise, Avocat inscrit au barreau du Bénin et Expert de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et de l’OHADA.

Pour bien amorcer ce virage, des outils complémentaires seront fournis aux acteurs des établissements de microfinance les jours à venir à travers des ateliers de formation qui dureront 2 à 3 jours. Et le Consortium Alafia s’est déjà engagé dans les préparatifs.

Voilà qui devrait commencer à donner l’espoir sur la capacité des SFD du Bénin à se conformer dans les meilleurs délais aux exigences qu’imposera la prochaine Loi réglementant l’activité de microfinance.

 

Financement de la filière anacarde au Bénin, le Projet BéninCajù et le Consortium Alafia procèdent au renforcement des capacités des Systèmes Financiers Décentralisés du Bénin

Ils sont une quarantaine de cadres issus des Etablissements de Microfinance (EMF/SFD) du Bénin à bénéficier de la formation organisée conjointement par le projet Bénincajù et le Consortium Alafia sur le financement de la filière anacarde les 08 et 09 juillet 2020 au centre CPILD de Cotonou.

En effet, dans les pays d’Afrique au sud du Sahara et particulièrement au Bénin, le financement est identifié comme l’une des principales contraintes au développement de l’agriculture, ainsi que des secteurs secondaire et tertiaire dont elle constitue le soubassement. Le financement de l’agriculture est confronté à plusieurs contraintes dont l’inefficacité des structures de production et des politiques publiques mais également la méconnaissance, par les financiers, de certains paramètres spécifiques de l’activité agricole ainsi que des mécanismes de financement des chaines de valeurs agricoles.

Ainsi, TECHNOSERVE vise combler à travers cette formation, ces déficits informationnels des acteurs de financement à la base et à accompagner les SFD du Bénin dans la création de services financiers adaptés à la production de l’anacarde.

Pour rappel, TECHNOSERVE est un leader dans la mobilisation des ressources du secteur privé pour aider des personnes défavorisées à sortir de la pauvreté. Organisation à but non lucratif opérant dans 29 pays, cette entité travaille avec des hommes et des femmes entreprenantes dans le monde en développement pour créer des fermes, des entreprises et des industries compétitives. En facilitant l’accès des populations à l’information, au capital et aux marchés, elle a aidé des millions de personnes à créer une prospérité durable pour leurs familles et leurs communautés. Le projet Bénincajù est l’une des interventions de TECHNOSERVE au Bénin.

Mis en place et exécuté au Bénin, pour une durée de vie de 5ans, BeninCajù est un projet financé par le Ministère Américain de l’Agriculture, USDA, à travers son fonds Food for Progress (FFPr). Il est mis en œuvre par TechnoServe en partenariat avec Catholic Relief Services (CRS) et les organisations locales du Bénin. BeninCajù utilise une approche sectorielle qui vise l’amélioration du secteur de l’anacarde au Bénin dans une dynamique de croissance économique plus productive, diversifiée et inclusive au profit du Bénin et de son peuple.

Cette formation constitue un volet d’une série d’actions planifiées par les deux entités aux fins de contribuer à production agricole et notamment celle de l’anacarde au Bénin.

L’atelier est animé par M. Constant BOGNON, Consultant international en microfinance et Expert en finance agricole, sous la supervision de Mme. Ella Dorcas Wama MARA, Responsable Accès au Financement Agricole et Genre à TECHNOSERVE.

Renforcement de capacité des SFD, le projet ADAPAMI outille des Responsables Financiers et Opérations des Institutions Partenaires

« La budgétisation sensible au genre », c’est la thématique objet de la formation des Responsables Financiers et Planification des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) partenaires du projet ADAPAMI pendant les trois premiers jours du mois de juillet 2020.

L’atelier a été organisé au Centre CPILD sise quartier vodjè-centre à Cotonou et a été animé par Mme. Yvette ONIBON DOUBOGAN, Présidente du Cabinet « Yara Obirin Didé », par ailleurs Maitre de Conférence au Département de Sociologie de Développement à l’Université d’Abomey-Calavi et Présidente du Conseil d’Administration du Système Financier Décentralisé ALIDé. Elle a été assistée par Mme Esther ODE OROU, Administratrice de Projets et Consultante du Cabinet « YOD ».

En effet, à la suite de l’atelier de sensibilité des Dirigeants tenu le 24 juin dernier, le projet concrétise une nouvelle phase de son plan d’actions sur le volet genre en procédant à la formation des opérationnels impliqués dans les planifications stratégiques au niveau des Institutions.

Mme. Sylvie ADOHINZIN EHAKO, Conseillère genre et Représentante du Directeur du projet à l’occasion a salué l’engagement des SFD partenaires à œuvre pour l’amélioration de l’équilibre social en ce qui concerne le genre. « ADAPAMI œuvre pour une continuité de l’action, même après le projet », a-t-elle martelé. Enfin, la Conseillère Genre de ADAPAMI a exhorté les bénéficiaires à œuvrer à l’application des nouvelles notions à travers les prochains plan d’action à court terme de leurs Institutions respectives.

Une vingtaine de cadres des SFD venaient ainsi d’être outillés à l’intégration du genre dans les paramètres de planification opérationnelle et stratégique dans les Institutions du secteur de la microfinance. Ces participants n’ont pas manqué d’adresser leurs remerciements au projet ADAPAMI. La compétence de la formatrice a été également saluée pour avoir exploité ses ressources de chercheur mais aussi d’acteur du secteur de la microfinance pour répondre efficacement à leurs attentes.

Les actions de ADAPAMI portent déjà ses fruits sur plusieurs plans dans le secteur. En ce qui concerne le genre, un nouveau pas venait d’être posé et de meilleures avancées peuvent être espérées à moyen terme, au regard des multiples actions de M. Maurille Maurice COUTHON, à travers le Projet.