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Tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire 2021 du Consortium Alafia, les SFD ayant connu les meilleures performances, encouragés

Comme pour boucler la série des Assemblées Générales dans le secteur de la microfinance au Bénin, le Consortium Alafia organise son Assemblée Générale Ordinaire (AGO) le dernier vendredi du mois d’août 2021. Ce vendredi 27 août 2021, les SFD du Bénin ont honoré une fois encore cette exigence statutaire, et maintiennent ainsi ce bon exemple de gouvernance.

En effet, conformément à ses dispositions statutaires, les Systèmes Financiers Décentralisés membres de l’APSFD-Bénin ont tenu au siège de l’Association à Cotonou, vodjè-centre, ce 27 août 2021.

Il s’agit d’une assise annuelle au cours de laquelle les différents Délégués des SFD membres procèdent à l’examen du rapport général d’activité et de gestion et à la validation du rapport du commissaire aux comptes.

Trois allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture.

Dans son mot de bienvenue, le Président du Conseil d’Administration, M. Clément YADONTA, a fait un bilan des efforts de l’Association au cours de l’année 2020 aux côtés des SFD. On retient une traversée élogieuse malgré le contexte de la crise de la COVID-19.

La seconde allocution est celle du représentant des partenaires techniques et financiers et a été prononcée par M. Maurille Maurice COUTHON, Directeur du Projet ADAPAMI. On retient assez de conseils aux institutions pour l’amélioration de la Gouvernance et des performances.

L’ouverture officielle des travaux a été prononcée par M. Abou Bakary ISSIKA, Directeur Général Adjoint de l’Agence Nationale de Surveillances des SFD, Représentant le Ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances à l’occasion.

A terme des travaux les deux rapports soumis à l’examen ont été adoptés avec des félicitations des membres à la Direction Générale de l’Association pour le taux d’exécution du programme d’activités en dépit du contexte influencé par la pandémie de la COVID- 19.

L’AGO 2021 a connu deux faits marquants. Premièrement, elle a eu la particularité d’être précédée d’une Assemblée Générale Extraordinaire qui a connu la validation des points de révision des certains éléments des textes, conformément aux recommandations du Ministère de l’Economie et des Finances.

Au second rang les SFD ayant connu les meilleures performances au tire de l’année 2020, ont été distingués et primées respectivement pour le niveau de professionnalisation de leurs agents à travers les formations, pour la synergie d’actions aux fins de limiter les asymétries informationnelles sur le crédit et pour le respect des normes prudentielles, financières et sociales éditées et admises en matière de microfinance dans l’UMOA.

Suivant la dernière catégorie de distinction (des normes prudentielles, financières et social) l’ACFB vient en tête au niveau des SFD de grande taille et IAMD est premier au niveau des SFD hors Art.44 de la Loi.

Ces encouragements de la Direction Générale aux SFD méritant lance à nouveau la compétition pour de meilleures performances réglementaires et sociales et le nouveau rendez-vous fixé promet déjà des meilleurs scores eu égard la motivation des SFD au respect des textes qui régissent le secteur.

Supervision des SFD du Bénin, un Administrateur Provisoire installé à la tête du CFAD – Bénin

Dans la matinée du lundi 16 août 2021, l’Agence Nationale de Surveillance des SFD (ANSSFD) du Bénin a procédé à l’installation de l’Administrateur Provisoire à la tête du Centre pour la Formation et l’Appui au Développement à la base (CFAD-Bénin) conformément à l’arrêté N°2011/MEF/CAB/SGM/ANSSFD/DAR/SR/153/SGG 21 du Ministre d’Etat Chargé de l’Economie et des Finances en date du 29 juillet 2021, portant nomination de l’Administrateur Provisoire du SFD CFAD-Bénin. En effet au terme de l’article 1er de cette décision étatique signé du Ministre d’Etat Romuald WADAGNI, M. Aubin Houssou MAHOUTONDJI, Administrateur des Entreprises, est nommé Administrateur Provisoire (AP) de la CFAD, pour une durée de deux ans.

La cérémonie d’installation s’est déroulée en présence des anciens élus, du personnel de l’institution, d’un auxiliaire de justice, de l’APSFD-Bénin, sous la présidence de M. Abou Bakary ISSIAKA, Directeur Général Adjoint de l’ANSSFD, représentant le Ministre d’Etat à l’occasion.

En début de la cérémonie l’Agence a rappelé les différents faits précédemment reprochés à l’institution depuis une dizaine d’année ainsi que les mesures graduelles prises par l’Autorité de Tutelle pour assister dans le temps le SFD. A l’arrivée, l’étape administration provisoire est apparue comme l’ultime, dans le souci de revoir cette institution au rang des SFD desservant les populations avec de bonnes performances.

Cet arrêté du Ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances a été salué aussi bien par les anciens élus que par le personnel qui ont promis leur soutien indéfectible à l’expert commis par l’Etat pour la réussite de sa mission de redressement. Comptant sur cet engagement, le nouvel AP a promis le sacrifice, la détermination et la disponibilité pour qu’au terme des deux années, que l’Etat revienne constater la mise en place des nouvelles instances dirigeantes et non pour l’installation d’un liquidateur.

A travers son Directeur, M. Ignace DOVI, l’APSFD-Bénin a invité les différents acteurs à taire les distensions et à unir les forces pour accompagner l’AP à la réussite du redressement.

Une nouvelle page s’ouvre dans la vie de ce SFD, ainsi que celle de l’APSFD. L’accompagnement de tout le secteur est à souhaiter pour un bon bilan à la fin de cette mesure prise par l’Etat pour le redressement de cette institution.

Promotion de la finance verte au Bénin : PAMIGA-GIZ-SFD, une synergie pour la partition du secteur de la microfinance aux côtés des entreprises nationales

Il n’y a point de doute, le secteur de la microfinance du Bénin s’est inscrit pas la dynamique de pratiques et d’interventions respectueuses de l’environnement. Tout comme l’APSFD, plusieurs SFD ont matérialisé leurs engagements en se dotant d’une stratégie environnement. Mais le chantier de ce volet du social n’est pas aussi aisé pour les institutions qui ont l’obligation d’arrimer leur rôle social avec les exigences des régulateurs et superviseurs en matière de performances financières.

Le réseau PAMIGA apporte un soutien aux SFD du Bénin, à travers mécanisme de subvention basée sur le résultat.

En effet, au cours d’un atelier ayant regroupé les différents acteurs le vendredi 06 août 2021 au Centre CPILD de Cotonou, la contribution des deux partenaires techniques a été exposé aux SFD. Au cours de cet atelier, le diagnostic fait par les partenaires que sont PAMIGA et la Coopération Allemande (GIZ) et le mécanisme d’accompagnement ont été exposés. On retient la nécessité d’une opérationnalisation des engagements des SFD à contribuer à la stabilité de l’environnement, la maîtrise du réchauffement climatique etc., par la facilitation de l’accès aux équipements productifs exploitant les énergies renouvelables. L’accompagnement des partenaires se fait via le projet GBE de la GIZ qui promeut la facilitation de l’accès des équipements solaires à usage productif aux entreprises.

A travers ses explications M. Réné AZOCLI, Directeur des Opérations de PAMIGA, a démontré aux représentants des SFD que les équipements solaires (de qualité) à usage productifs coûtent souvent chers à l’achat et nécessitent un concourt en terme de crédit aux profits des opérateurs économiques ; mais à l’utilisation à moyen et long termes ces équipements reviennent très rentables en terme de durée d’utilisation et d’entretien. « Au lieu de faire de dons à effets éphémères, les partenaires ont plutôt décidé d’une synergie avec l’écosystème pour un mécanisme durable », va –t-il conclure.

Les SFD sortent de cet atelier avec beaucoup d’espoirs et l’on peut espérer dans les jours à venir assez d’opportunités à leurs guichets pour les entrepreneurs, notamment en matière d’appuis pour le renforcement des énergies de production économiques et respectueuses de l’environnement.

Remise d’équipements et chèques aux bénéficiaires du Programme PADDSA : le Ministre de l’agriculture et l’Union Européenne joignent l’acte à la parole

Ce mardi 23 juin 2021, la salle Guézo de AZALAÏ Hôtel de Cotonou, a abrité la cérémonie officielle de remise de chèques et de matériels aux bénéficiaires du Programme d’Appui au Développement Durable du Secteur Agricole (PADDSA). Il s’agit des appuis qui visent à améliorer l’accès aux services nécessaires au développement des activités des exploitations et ménages agricoles, des jeunes femmes et hommes qui cherchent à s’insérer dans le secteur agricole.

Dans son mot de bienvenu, Mapolin HOUESSOU, régisseur du programme a signifié que les équipements et subventions de l’Etat et de l’Union Européenne sont disponibles et sont évalués à environ 675 millions de FCFA. Pour le Régisseur, cela constitue par ailleurs une première série d’un plan de renforcements de capacité des structures du Ministère de l’agriculture et des parties prenantes du secteur.

Pour le Chef de la délégation de l’UE tout le mérite revient à l’Etat béninois qui a simplifié les procédures du FNDA permettant de canaliser plus aisément l’investissement privé au secteur agricole. Il a donc réitéré l’engagement de l’UE aux côtés du secteur agricole pour les cinq années du projet (2017 – 2022).

Pour le représentant du Ministre d’Etat Chargé de l’Economie et des Finances, le programme PADDSA a enregistré une mobilisation de ressources dans l’ordre de 107% grâce à l’efficacité des actions du Ministère de l’agriculture et la cérémonie du jour témoigne de la vitalité de la coopération UE – Etat béninois.

Avant la remise des équipements et chèques, le Ministre de l’Agriculture, Gaston DOSSOUHOUI, a invité les bénéficiaires à une bonne exploitation des équipements et un bon usage des subventions.

Le Consortium Alafia a participé à cette cérémonie au rang des bénéficiaires du programme.

Assemblée Générale 2021 de la CBEC, des performances particulières pour l’année 2020

Les membres de la Caisse Béninoise d’Epargne de Crédit (CBEC) ont tenu leur Assemblée Générale 2021 ce samedi 29 mai à Cotonou, villa du 21 avril du quartier GBEGAMEY.

Les travaux ont été conduits par M. ASSANI K. Djibril, Président du Conseil d’Administration de la Caisse. Comparativement à ses dernières performances, on peut retenir que la CBEC a connu une année particulière en terme d’activités. Son encours de crédit a plus que doublé au cours de l’année 2020 avec des indicateurs de portefeuille sous maitrise ; le résultat de l’année a été positif.

Il s’agit donc d’une nouvelle dynamique qui devraient rassurer d’avantage les membres et partenaires quant au renforcement de leurs relations avec la Caisse.

L’APSFD-Bénin a été invitée à la cérémonie d’ouverture des travaux.

Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) au Bénin : la CENTIF et l’APSFD-Bénin renforcent l’appui aux SFD dans la mise en œuvre des dispositions

Le secteur de la microfinance continue d’améliorer ses capacités pour l’efficacité de sa partition à la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme. Le dernier acte résulte d’une synergie d’action entre la CENTIF – Bénin et l’APSFD-Bénin qui organisent du 19 au 22 avril 2021 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, une formation à l’attention des cadres des SFD sur la mise en œuvre efficace des dispositions relatives à la LBC/FT au niveau des SFD du Bénin.

Il s’agit d’une importante action venant combler les attentes des SFD et dont la concrétisation a été épaulée par l’Union Européenne (UE) à travers Expertise France et du Projet OCWAR-M. Selon l’expert Samuel DIOP, Représentant du projet, il s’agit d’un appui de l’UE à quinze pays de la CEDEAO dont le Bénin.

A l’ouverture de l’atelier, M. Louis BIAO, Directeur Général de l’ANSSFD a rappelé combien cette formation est utile pour le secteur. « Si vous recevez des fonds d’origine douteuse c’est bien votre SFD qui va en subir » va-t-il martelé aux participants, pour leur souhaiter une participation active.

Dans son discours d’ouverture officielle de l’atelier, M. Ignace DOVI, Directeur de l’APSFD a adressé ses remerciements à la CENTIF pour tous ses appuis aux SFD et souhaité que l’appui du projet OCWAR-M s’élargisse aux Dirigeants des SFD. Aussi, M. Dovi ne va-t-il pas manquer de lancer un appel aux participants, représentants les SFD à suivre avec assiduité cette formation et surtout à pouvoir appliquer avec rigueur les leçons qui seront apprises. « Je compte sur notre capacité à pouvoir relever ensemble les défis qui se posent à nous en matière de LBC/FT . Nous avons relevé d’autres par le passé. Cela ne fera que renforcer la notoriété du secteur de la microfinance au Bénin », va-t-il martelé.

Pour finir le Président de la CENTIF, le Magistrat Célestin KPONNON, a vivement conseillé qu’un tri soit fait entre l’argent utile pour le développement des activités dans notre pays et celui destiné à sa déstabilisation.

Après l’atelier décembre dernier, la seconde vague de formation des acteurs des SFD a donc démarré ce matin et sera clôturée par la troisième session qui prendra fin le vendredi 23 avril 2021.

Les autorités et les acteurs du secteur de la Microfinance continuent leurs efforts quotidiens pour que le Bénin demeure une référence en matière de stabilité et de bonne gestion du système financier.

Promotion du leadership féminin dans le secteur de la microfinance au Bénin : Un deuxième groupe de femmes exceptionnelles distinguées par le projet ADAPAMI

Depuis l’année dernière, le projet d’Appui au Développement, à la Professionnalisation et à l’Assainissement du secteur de la Microfinance (ADAPAMI) a pris l’initiative de reconnaître, saluer, chaque année, les mérites des femmes exceptionnelles des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Bénin.

Il s’agit d’une action qui concoure au redressement des inégalités du genre dont le secteur de la microfinance n’est pas épargné. Selon des statistiques tenues par l’APSFD-Bénin (www.promfi-bj.org), autrefois prédominée par la présence des femmes, la clientèle masculine tend aujourd’hui à dominer celle féminine ; le personnel féminin constitue environ le tiers de l’effectif des SFD et au niveau des instances dirigeantes, les femmes n’occupent que 20% de le l’effectifs des élus des Institutions.

L’édition 2020 de la cérémonie de distinction des femmes exceptionnelles s’est déroulée dans la matinée du vendredi 13 novembre 2020 à l’INFOSEC de Cotonou sous l’égide de Madame Véronique TOGNIFODE, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, en présence des organisateurs, des acteurs du secteur, des lauréates et des invités.

Onze (11) femmes exceptionnelles ont été identifiées et distinguées dans le secteur de la microfinance. Elles viennent des SFD, de la Direction Générale de la Microfinance, de l’Agence Nationale de Surveillance des SFD et de l’APSFD-Bénin. Elles ont été retenues au termes d’un processus de sélection sur appel à candidature lancé courant le mois d’avril. Ainsi 11 dossiers sur 13 présentés ont retenu l’attention du jury composé de personnes ressources et présidé par un acteur de la société civil.

A l’occasion les lauréates ont reçu les félicitations de la Ministre qui a réaffirmé l’attachement du Gouvernement à la promotion du leadership féminin. Les actions du projet ADAPAMI ont été saluées à cette effet par l’Autorité. « ADAPAMI joue sa partition à travers la promotion du genre » ; va-t-elle déclarer.

Par la voie de leur représentant, les lauréats ont exprimé toute leur gratitude aux Autorités ainsi qu’au projet ADAPAMI et ont promis redoubler d’ardeur pour honorer la distinction. Il faut noter qu’au cours de la cérémonie, les lauréats de la première édition ont reçu des prix en compensation aux voyages dont la tenue a été inhibée par la survenance de la pandémie de la COVID-19.

Les attentes convergent désormais vers la troisième édition, et les braves femmes qui existent encore dans le secteur peuvent déjà commencer à apprêter leurs dossiers.

Célébration de la 3è édition de la journée mondiale de l’épargne au Bénin : SIF-Groupe réédite l’évènement

L’épargne, c’est la partie du revenu non consommé. Nul d’ignore son rôle aussi bien dans le quotidien des êtres vivants que dans le développement des nations. Cependant plusieurs facteurs peuvent influencer le développement d’un tel agrégat et il convient de consacrer un instant de l’année pour débattre de cette question, très utile pour l’investissement et le développement des pays émergents.

Au Bénin, la troisième édition de la journée mondiale de l’épargne a été célébrée le vendredi 30 octobre 2020 à l’INFOSEC.  Tout comme les années antérieures, elle a été célébrée sous le lead de la Société d’Inclusion Financière SIF-Groupe et a connu la participation de plusieurs acteurs avertis de la question : APSFD-Bénin, SFD, Banques, Compagnies d’Assurances, BCEAO, ANSSFD, Partenaires au Développement, Enseignants – Chercheurs, étudiants, etc. Les travaux ont été officiellement lancés par M. Adam Affo DENDE, conseillé à l’économie du Ministre de l’Economie et des Finances.

Au menue des échanges, on peut noter entre autre :

  • Une visio conférence animée par M. Blaise AHOUANTVCHEDE, un ancien cadre de la BECAO siège avec des contributions de M. Ripert BOSSOUKPE, Secrétaire Général du Conseil des Marchés de l’Epargne ;
  • Plusieurs panels de débats et d’échanges animés par des experts avertis de la question.

Il s’agit d’une journée fort animée que l’on pourrait inscrire dans le registre des activités d’éduction financière.

Les succès enregistrés tournent déjà les intentions vers la célébration de la quatrième édition.

Redynamisation stratégique de l’offre du Fonds National de la Microfinance aux populations démunies : Le Microcrédit Alafia remplace le Micro Crédit Mobile

Le microcrédit aux plus pauvres est désormais relancé au Bénin. A la suite d’une refonte du mécanisme du microcrédit mobile, l’Etat béninois à travers le Fonds National de la Microfinance a procédé ce mardi 27 octobre 2020 au lancement de Micro Crédit Alafia pour lequel la ville de Savè a eu l’honneur d’abriter la cérémonie officielle.

Le nouveau produit a été officiellement lancé dans l’amphithéâtre de l’université de Savè par Madame Véronique TOGNIFODE, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance en présence du Préfet du Département des Collines, du Roi de la commune, des sages et têtes couronnées, des femmes, des bénéficiaires, des SFD, de l’APSFD-Bénin, des opérateurs GSM partenaires, de l’agrégateur OPEN Si.

Il s’agit du résultat d’une synergie d’actions entre le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance et celui de la Digitalisation et de l’Economie Numérique. L’attente a été un peu longue, mais le produit fini est désormais disponible.

Pour M. Joakim BIAOU, Premier Adjoint au Maire de la Commune du jour, l’Etat touche ainsi un point sensible de Savè, la question de la pauvreté.

A travers la voix de M. Hilarion Noumon, Directeur du SFD CFAD-Bénin, les SFD partenaires ont remercié l’Etat, notamment le Directeur Général du FNM pour l’approche participative adoptée. « Nous avons été consultés à tous les niveaux du processus du Micro Crédit Alafia », va-t-il martelé.

Les détails et les avantages du nouveau produit ont été présentés par le Directeur Général du FNM, M. Rafiou BELLO. Les populations peuvent retenir que le Micro Crédit Alafia encore dénommé “LE CREDIT QUI VIENT A VOUS” pour élucider sa simplicité, n’engendra aucun frais supplémentaire.

Tout comme les SFD, les deux opérateurs mobiles MTN et MOOV, partenaires du projet ont également saisi l’occasion pour confirmer leur engagement et leur soutien au Fonds National de la Micro Finance pour l’opérationnalisation du nouveau produit aux plus pauvres.

Pour Mme AISSATOU Diallo, représentant le DG de Moov-Bénin, « le Micro Crédit Alafia sera une référence au plan des approches d’inclusion financière dans la sous-région ».

Selon M. Serge SOGLO, Directeur Général de MTN/Mobile Money, « le Micro Crédit Alafia est un projet qui crée et qui donne l’espoir aux populations démunies, et contribue par ailleurs à la satisfaction des clients de MTN ».

Il faut noter que Mme le Ministre n’a pas manqué de lancer un appel aux différents acteurs impliqués à une mobilisation d’ensemble pour surmonter les éventuels écueils inhérents à tous nouveaux produits aux fins de la construction et de la solidification d’un secteur financier intégré.

Au vu des présentations, tous les éléments sont réunis pour souhaiter sans réserve un bon historique au « Micro Crédit Alafia » au service des populations démunies du Bénin.

Quelques avantages et caractéristiques annoncées pour le Micro crédit Alafia :

  • Le crédit revient moins cher, un taux de 4% sur 6 mois contre 8,5%, l’année dernière (vous prêtez 50 mille contre 2 mille d’intérêt après 6 mois) ;
  • Plus nécessaire d’avoir de carte de crédit pour le déboursement ;
  • Les retraits de crédit se feront désormais dans les points d’accès aux services des réseaux mobiles MTN et MOOV sur toute l’étendu du territoire national (sans intermédiaire et sans frais de retrait) ;
  • Le remboursement se fera à partir de simple téléphones portables à travers un simple code *810# ;
  • La possibilité de demander un microcrédit, selon la taille de l’activité (30 à 50.000 FCFA) ;
  • La possibilité de demander jusqu’à 100.000 FCFA après avoir bien remboursé le crédit de 50.000 FCFA ;
  • Plus besoin de connexion Internet pour le déroulement des opérations ;
  • Maitrise de la cavalerie des clients ;
  • Les délais de décaissement désormais réduits;
  • Se rapprocher des Systèmes Financiers Décentralisés pour plus.

Professionnalisation du financement des segments de la société béninoise : une étude sur la demande de services financiers des jeunes validée

A l’ère de la finance inclusive, il n’y a point de place au tâtonnement. Les financements accordés devront être cadrés par des lignes directrices. Ce jeudi 10 septembre, s’est tenu à l’INFOSEC de Cotonou, l’atelier de validation des résultats d’une étude sur la demande des jeunes en services financiers au Bénin. Il s’agit d’une étude initiée par la Direction Générale de la Microfinance (DGM) avec le soutien technique et financier du Projet ADAPAMI. La finalité est d’identifier des offres de services plus adaptées aux besoins des jeunes.

Cet atelier a regroupé les acteurs du secteur de la Microfinance, les cadres du Ministères des Affaires Sociales et de la Microfinance, du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes, du Ministère des finances, du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les Systèmes Financiers Décentralisés ainsi que l’APSFD-Bénin, des Responsables des Associations de la jeunesse, des partenaires techniques et financiers, des consultants.

Il s’est déroulé en quatre (4) étapes à savoir :

  • Cérémonie d’ouverture ;
  • Présentation des résultats de l’étude suivie de questions et réponses ;
  • Travaux de groupes et restitution – phase contributive des participants ;
  • Validation du rapport et clôture de l’atelier.

Trois allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture présidée par le Dr Pascal WELE IDRISSOU, représentant Mme le Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance.

A l’entame, les mots de bienvenue ont été adressés aux participants par le Directeur Général de la Microfinance (DGM), M. Brice DANSOU qui a saisie l’occasion pour témoigner sa reconnaissance au projet ADAPAMI pour son appui.

Selon le Directeur du Projet ADAPAMI, M. Maurille COUTHON « la jeunesse est une construction sociale et culturelle liée à un ensemble de facteurs. Il représente par conséquent un bonus démographique non négligeable au Bénin et constitue malheureusement la tranche d’âge la plus affectée par le chômage (30% sont exclus financièrement) ».  C’est bien ce qui justifie l’appui apporté par le projet ADAPAMI, dans son rôle d’accroître l’accès aux services financiers pour 500 000 nouveaux usagers et de favoriser l’offre de services financiers mieux adaptés et respectueux de l’environnement, à travers l’exploration des contraintes d’accès et d’utilisation des produits financiers par les jeunes. Cette étude n’est donc qu’une étape.

Dans son allocution d’ouverture officielle des travaux, le Dr Pascal WELE IDRISSOU, Secrétaire Général du Ministère en charge de la microfinance, a rappelé le contexte du lancement de cette étude, marqué entre autre par la question de l’employabilité au Bénin. Selon ses propos, cette question est là l’origine de la mise en place des Fonds étatiques qui, malheureusement, n’ont pas encore permis de résoudre le problème de financement des jeunes. L’étude sur la demande des services financiers par les jeunes apparait donc comme une opportunité pour laquelle il est donc attendu, une touche particulière à ce problème.

Un nouveau décor s’annone désormais dans la sphère de la microfinance en ce qui concerne les balises utiles pour l’employabilité, l’innovation des jeunes à travers l’accès aux services financiers adéquats. Et la qualité des acteurs réunis ne permet point de doute quant aux résultats de cet atelier.

En image, les officiels de la cérémonie d’ouverture.