Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) au Bénin : la CENTIF et l’APSFD-Bénin renforcent l’appui aux SFD dans la mise en œuvre des dispositions

Le secteur de la microfinance continue d’améliorer ses capacités pour l’efficacité de sa partition à la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme. Le dernier acte résulte d’une synergie d’action entre la CENTIF – Bénin et l’APSFD-Bénin qui organisent du 19 au 22 avril 2021 à Bénin Royal Hôtel de Cotonou, une formation à l’attention des cadres des SFD sur la mise en œuvre efficace des dispositions relatives à la LBC/FT au niveau des SFD du Bénin.

Il s’agit d’une importante action venant combler les attentes des SFD et dont la concrétisation a été épaulée par l’Union Européenne (UE) à travers Expertise France et du Projet OCWAR-M. Selon l’expert Samuel DIOP, Représentant du projet, il s’agit d’un appui de l’UE à quinze pays de la CEDEAO dont le Bénin.

A l’ouverture de l’atelier, M. Louis BIAO, Directeur Général de l’ANSSFD a rappelé combien cette formation est utile pour le secteur. « Si vous recevez des fonds d’origine douteuse c’est bien votre SFD qui va en subir » va-t-il martelé aux participants, pour leur souhaiter une participation active.

Dans son discours d’ouverture officielle de l’atelier, M. Ignace DOVI, Directeur de l’APSFD a adressé ses remerciements à la CENTIF pour tous ses appuis aux SFD et souhaité que l’appui du projet OCWAR-M s’élargisse aux Dirigeants des SFD. Aussi, M. Dovi ne va-t-il pas manquer de lancer un appel aux participants, représentants les SFD à suivre avec assiduité cette formation et surtout à pouvoir appliquer avec rigueur les leçons qui seront apprises. « Je compte sur notre capacité à pouvoir relever ensemble les défis qui se posent à nous en matière de LBC/FT . Nous avons relevé d’autres par le passé. Cela ne fera que renforcer la notoriété du secteur de la microfinance au Bénin », va-t-il martelé.

Pour finir le Président de la CENTIF, le Magistrat Célestin KPONNON, a vivement conseillé qu’un tri soit fait entre l’argent utile pour le développement des activités dans notre pays et celui destiné à sa déstabilisation.

Après l’atelier décembre dernier, la seconde vague de formation des acteurs des SFD a donc démarré ce matin et sera clôturée par la troisième session qui prendra fin le vendredi 23 avril 2021.

Les autorités et les acteurs du secteur de la Microfinance continuent leurs efforts quotidiens pour que le Bénin demeure une référence en matière de stabilité et de bonne gestion du système financier.

Promotion du leadership féminin dans le secteur de la microfinance au Bénin : Un deuxième groupe de femmes exceptionnelles distinguées par le projet ADAPAMI

Depuis l’année dernière, le projet d’Appui au Développement, à la Professionnalisation et à l’Assainissement du secteur de la Microfinance (ADAPAMI) a pris l’initiative de reconnaître, saluer, chaque année, les mérites des femmes exceptionnelles des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Bénin.

Il s’agit d’une action qui concoure au redressement des inégalités du genre dont le secteur de la microfinance n’est pas épargné. Selon des statistiques tenues par l’APSFD-Bénin (www.promfi-bj.org), autrefois prédominée par la présence des femmes, la clientèle masculine tend aujourd’hui à dominer celle féminine ; le personnel féminin constitue environ le tiers de l’effectif des SFD et au niveau des instances dirigeantes, les femmes n’occupent que 20% de le l’effectifs des élus des Institutions.

L’édition 2020 de la cérémonie de distinction des femmes exceptionnelles s’est déroulée dans la matinée du vendredi 13 novembre 2020 à l’INFOSEC de Cotonou sous l’égide de Madame Véronique TOGNIFODE, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance, en présence des organisateurs, des acteurs du secteur, des lauréates et des invités.

Onze (11) femmes exceptionnelles ont été identifiées et distinguées dans le secteur de la microfinance. Elles viennent des SFD, de la Direction Générale de la Microfinance, de l’Agence Nationale de Surveillance des SFD et de l’APSFD-Bénin. Elles ont été retenues au termes d’un processus de sélection sur appel à candidature lancé courant le mois d’avril. Ainsi 11 dossiers sur 13 présentés ont retenu l’attention du jury composé de personnes ressources et présidé par un acteur de la société civil.

A l’occasion les lauréates ont reçu les félicitations de la Ministre qui a réaffirmé l’attachement du Gouvernement à la promotion du leadership féminin. Les actions du projet ADAPAMI ont été saluées à cette effet par l’Autorité. « ADAPAMI joue sa partition à travers la promotion du genre » ; va-t-elle déclarer.

Par la voie de leur représentant, les lauréats ont exprimé toute leur gratitude aux Autorités ainsi qu’au projet ADAPAMI et ont promis redoubler d’ardeur pour honorer la distinction. Il faut noter qu’au cours de la cérémonie, les lauréats de la première édition ont reçu des prix en compensation aux voyages dont la tenue a été inhibée par la survenance de la pandémie de la COVID-19.

Les attentes convergent désormais vers la troisième édition, et les braves femmes qui existent encore dans le secteur peuvent déjà commencer à apprêter leurs dossiers.

Célébration de la 3è édition de la journée mondiale de l’épargne au Bénin : SIF-Groupe réédite l’évènement

L’épargne, c’est la partie du revenu non consommé. Nul d’ignore son rôle aussi bien dans le quotidien des êtres vivants que dans le développement des nations. Cependant plusieurs facteurs peuvent influencer le développement d’un tel agrégat et il convient de consacrer un instant de l’année pour débattre de cette question, très utile pour l’investissement et le développement des pays émergents.

Au Bénin, la troisième édition de la journée mondiale de l’épargne a été célébrée le vendredi 30 octobre 2020 à l’INFOSEC.  Tout comme les années antérieures, elle a été célébrée sous le lead de la Société d’Inclusion Financière SIF-Groupe et a connu la participation de plusieurs acteurs avertis de la question : APSFD-Bénin, SFD, Banques, Compagnies d’Assurances, BCEAO, ANSSFD, Partenaires au Développement, Enseignants – Chercheurs, étudiants, etc. Les travaux ont été officiellement lancés par M. Adam Affo DENDE, conseillé à l’économie du Ministre de l’Economie et des Finances.

Au menue des échanges, on peut noter entre autre :

  • Une visio conférence animée par M. Blaise AHOUANTVCHEDE, un ancien cadre de la BECAO siège avec des contributions de M. Ripert BOSSOUKPE, Secrétaire Général du Conseil des Marchés de l’Epargne ;
  • Plusieurs panels de débats et d’échanges animés par des experts avertis de la question.

Il s’agit d’une journée fort animée que l’on pourrait inscrire dans le registre des activités d’éduction financière.

Les succès enregistrés tournent déjà les intentions vers la célébration de la quatrième édition.

Redynamisation stratégique de l’offre du Fonds National de la Microfinance aux populations démunies : Le Microcrédit Alafia remplace le Micro Crédit Mobile

Le microcrédit aux plus pauvres est désormais relancé au Bénin. A la suite d’une refonte du mécanisme du microcrédit mobile, l’Etat béninois à travers le Fonds National de la Microfinance a procédé ce mardi 27 octobre 2020 au lancement de Micro Crédit Alafia pour lequel la ville de Savè a eu l’honneur d’abriter la cérémonie officielle.

Le nouveau produit a été officiellement lancé dans l’amphithéâtre de l’université de Savè par Madame Véronique TOGNIFODE, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance en présence du Préfet du Département des Collines, du Roi de la commune, des sages et têtes couronnées, des femmes, des bénéficiaires, des SFD, de l’APSFD-Bénin, des opérateurs GSM partenaires, de l’agrégateur OPEN Si.

Il s’agit du résultat d’une synergie d’actions entre le Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance et celui de la Digitalisation et de l’Economie Numérique. L’attente a été un peu longue, mais le produit fini est désormais disponible.

Pour M. Joakim BIAOU, Premier Adjoint au Maire de la Commune du jour, l’Etat touche ainsi un point sensible de Savè, la question de la pauvreté.

A travers la voix de M. Hilarion Noumon, Directeur du SFD CFAD-Bénin, les SFD partenaires ont remercié l’Etat, notamment le Directeur Général du FNM pour l’approche participative adoptée. « Nous avons été consultés à tous les niveaux du processus du Micro Crédit Alafia », va-t-il martelé.

Les détails et les avantages du nouveau produit ont été présentés par le Directeur Général du FNM, M. Rafiou BELLO. Les populations peuvent retenir que le Micro Crédit Alafia encore dénommé “LE CREDIT QUI VIENT A VOUS” pour élucider sa simplicité, n’engendra aucun frais supplémentaire.

Tout comme les SFD, les deux opérateurs mobiles MTN et MOOV, partenaires du projet ont également saisi l’occasion pour confirmer leur engagement et leur soutien au Fonds National de la Micro Finance pour l’opérationnalisation du nouveau produit aux plus pauvres.

Pour Mme AISSATOU Diallo, représentant le DG de Moov-Bénin, « le Micro Crédit Alafia sera une référence au plan des approches d’inclusion financière dans la sous-région ».

Selon M. Serge SOGLO, Directeur Général de MTN/Mobile Money, « le Micro Crédit Alafia est un projet qui crée et qui donne l’espoir aux populations démunies, et contribue par ailleurs à la satisfaction des clients de MTN ».

Il faut noter que Mme le Ministre n’a pas manqué de lancer un appel aux différents acteurs impliqués à une mobilisation d’ensemble pour surmonter les éventuels écueils inhérents à tous nouveaux produits aux fins de la construction et de la solidification d’un secteur financier intégré.

Au vu des présentations, tous les éléments sont réunis pour souhaiter sans réserve un bon historique au « Micro Crédit Alafia » au service des populations démunies du Bénin.

Quelques avantages et caractéristiques annoncées pour le Micro crédit Alafia :

  • Le crédit revient moins cher, un taux de 4% sur 6 mois contre 8,5%, l’année dernière (vous prêtez 50 mille contre 2 mille d’intérêt après 6 mois) ;
  • Plus nécessaire d’avoir de carte de crédit pour le déboursement ;
  • Les retraits de crédit se feront désormais dans les points d’accès aux services des réseaux mobiles MTN et MOOV sur toute l’étendu du territoire national (sans intermédiaire et sans frais de retrait) ;
  • Le remboursement se fera à partir de simple téléphones portables à travers un simple code *810# ;
  • La possibilité de demander un microcrédit, selon la taille de l’activité (30 à 50.000 FCFA) ;
  • La possibilité de demander jusqu’à 100.000 FCFA après avoir bien remboursé le crédit de 50.000 FCFA ;
  • Plus besoin de connexion Internet pour le déroulement des opérations ;
  • Maitrise de la cavalerie des clients ;
  • Les délais de décaissement désormais réduits;
  • Se rapprocher des Systèmes Financiers Décentralisés pour plus.

Professionnalisation du financement des segments de la société béninoise : une étude sur la demande de services financiers des jeunes validée

A l’ère de la finance inclusive, il n’y a point de place au tâtonnement. Les financements accordés devront être cadrés par des lignes directrices. Ce jeudi 10 septembre, s’est tenu à l’INFOSEC de Cotonou, l’atelier de validation des résultats d’une étude sur la demande des jeunes en services financiers au Bénin. Il s’agit d’une étude initiée par la Direction Générale de la Microfinance (DGM) avec le soutien technique et financier du Projet ADAPAMI. La finalité est d’identifier des offres de services plus adaptées aux besoins des jeunes.

Cet atelier a regroupé les acteurs du secteur de la Microfinance, les cadres du Ministères des Affaires Sociales et de la Microfinance, du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de l’Emploi des Jeunes, du Ministère des finances, du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, les Systèmes Financiers Décentralisés ainsi que l’APSFD-Bénin, des Responsables des Associations de la jeunesse, des partenaires techniques et financiers, des consultants.

Il s’est déroulé en quatre (4) étapes à savoir :

  • Cérémonie d’ouverture ;
  • Présentation des résultats de l’étude suivie de questions et réponses ;
  • Travaux de groupes et restitution – phase contributive des participants ;
  • Validation du rapport et clôture de l’atelier.

Trois allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture présidée par le Dr Pascal WELE IDRISSOU, représentant Mme le Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance.

A l’entame, les mots de bienvenue ont été adressés aux participants par le Directeur Général de la Microfinance (DGM), M. Brice DANSOU qui a saisie l’occasion pour témoigner sa reconnaissance au projet ADAPAMI pour son appui.

Selon le Directeur du Projet ADAPAMI, M. Maurille COUTHON « la jeunesse est une construction sociale et culturelle liée à un ensemble de facteurs. Il représente par conséquent un bonus démographique non négligeable au Bénin et constitue malheureusement la tranche d’âge la plus affectée par le chômage (30% sont exclus financièrement) ».  C’est bien ce qui justifie l’appui apporté par le projet ADAPAMI, dans son rôle d’accroître l’accès aux services financiers pour 500 000 nouveaux usagers et de favoriser l’offre de services financiers mieux adaptés et respectueux de l’environnement, à travers l’exploration des contraintes d’accès et d’utilisation des produits financiers par les jeunes. Cette étude n’est donc qu’une étape.

Dans son allocution d’ouverture officielle des travaux, le Dr Pascal WELE IDRISSOU, Secrétaire Général du Ministère en charge de la microfinance, a rappelé le contexte du lancement de cette étude, marqué entre autre par la question de l’employabilité au Bénin. Selon ses propos, cette question est là l’origine de la mise en place des Fonds étatiques qui, malheureusement, n’ont pas encore permis de résoudre le problème de financement des jeunes. L’étude sur la demande des services financiers par les jeunes apparait donc comme une opportunité pour laquelle il est donc attendu, une touche particulière à ce problème.

Un nouveau décor s’annone désormais dans la sphère de la microfinance en ce qui concerne les balises utiles pour l’employabilité, l’innovation des jeunes à travers l’accès aux services financiers adéquats. Et la qualité des acteurs réunis ne permet point de doute quant aux résultats de cet atelier.

En image, les officiels de la cérémonie d’ouverture.

Révolution agricole à l’ère du nouveau départ : le FNDA et les SFD du Bénin ont signé la convention de partenariat qui permet l’opérationnalisation de la stratégie du Gouvernement

A la suite de sa restructuration en 2017 par le Gouvernement, le Fonds National pour le Développement Agricole (FNDA) entre dans sa phase opérationnelle à travers le partenariat avec les professionnels de la finance au plan national afin de jouer sa partition à la réalisation du volet agricole du Programme d’Action du Gouvernement (PAG).

La cérémonie de signature de la convention de partenariat a eu lieu dans la soirée de ce mardi 08 septembre 2020 à Golden Tulip Hôtel de Cotonou sous la supervision du Ministre de l’Agriculture, Gaston DOSSOUHOUI.

A travers son mot de bienvenue M. Valère HOUSSOU, Directeur Général du Fonds National de Développement Agricole (FNDA), a remercié les différents acteurs pour leur engagement à l’essor agricole du Bénin. Selon ses propos, « la présence massive des Directeurs Généraux des Institutions financières du Bénin à cette cérémonie est la preuve qu’ensemble nous pouvons marquer la rupture à travers une révolution agricole au Bénin ».

L’ouverture officielle de la séance a été prononcée par M. Gaston DOSSOUHOUI, Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. A son tour, l’Autorité a exprimé sa satisfaction du fait de la présence effective des Directeurs Généraux des Banques et des Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) malgré le contexte de pandémie. Après avoir rappelé brièvement le contenu du diagnostic ayant soutenu la stratégie de l’Etat pour l’agriculture (faible financement, manque de ressources, absence de garantie adéquate etc .), le Ministre a martelé que « l’agriculture est un secteur d’investissement massif dans le PAG et le FNDA a été doté de ressources conséquentes pour porter l’action du Gouvernement à cette fin ».

Dans le détail donné par la suite par le DG du FNDA, on note conformément à la décision gouvernementale en date du 20 avril 2020, la disponibilité d’une ligne de 100 milliards de FCFA, dont 50 milliards pour le financement des prêts, 35 pour servir de caution et les 15 milliards restants pour la bonification des prêts. On retient qu’à cette phase, sept (7) Banques et quinze (15) SFD ont été retenus et les conventions de partenariat ont été aussi signées par les Présidents de leurs Associations Professionnelles respectives. A l’horizon 2030, un financement de 2374 milliards est projeté pour le secteur agricole au plan national. Les divers mécanismes et les rôles de chaque partie prenante ont été présentés à cette occasion.

Tout comme les Banques, les SFD ont donné leur engagement à jouer leur partition pour la réduction de la pauvreté au Bénin, à travers une finance agricole soutenue. Pour M. Clément YADANTA, Président de l’APSFD-Bénin, « la volonté y ait ; les SFD n’attendaient que l’accompagnement ».  A cet effet, le Président de l’Association a saisie l’occasion pour attirer l’attention du FNDA sur la nécessité d’appuyer les SFD à travers entre autres des renforcements de capacité.

Pour finir le Ministre a souhaité que les conventions signées soient un véritable levier de facilitation du financement agricole. Pour cela, il a aussi appelé les différents acteurs au respect de l’orthodoxie financière, ainsi que les clauses des contrats.

A travers ce nouveau mécanisme du FNDA, l’Etat et les différents acteurs impliqués peuvent déjà se rendez-vous à moyen terme pour l’évaluation des effets, impacts sur le bien-être des populations rurales. Si les actions du PAG commencent à être visibles dans plusieurs secteurs, la course est lancée au niveau du secteur financier pour révéler aussi le Bénin sur le plan agricole à travers le FNDA.

En image M. Clément YADANTA, Président de l’APSFD-Bénin à gauche échangeant le parapheur avec M. Valère HOUSSOU, DG du FNDA à droite sous la supervision du Ministre de Gaston DOSSOUHOUI.

Impact de la Covid-19 sur la microfinance au Bénin, le Directeur de l’APSFD répond aux questions de la presse nationale

“Il faut un fonds de capitalisation pour satisfaire les nouveaux besoins des SFD”, voilà la suggestion portée par  Ignace C. DOVI, Directeur du Consortium Alafia à travers l’interview accordée au quotidien du service public “La Nation”.

Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas épargné par la crise sanitaire actuelle. Les impacts du Covid-19 sur les activités de microfinance sont multiples et résultent de la baisse d’activités des clients et des diverses mesures limitant les déplacements. Si les mesures prises par le Gouvernement au profit des artisans et entreprises permettent de relancer quelque peu les activités, le secteur de la microfinance reste en attente de financements importants pour accélérer la transformation numérique des institutions de microfinance encore appelées systèmes financiers décentralisés (Sfd). C’est ce que nous explique Ignace Dovi, directeur de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin, Apsfd-Bénin (Consortium Alafia).

La Nation : Tous les secteurs d’activités ont été, d’une manière ou d’une autre, impactés par la pandémie du Covid-19. Qu’en est-il du secteur de la microfinance au Bénin ?

Ignace Dovi : Le secteur de la microfinance au Bénin n’est pas épargné par la crise sanitaire que nous vivons actuellement. La baisse de la demande, la limitation des transports, les fermetures temporaires ou définitives d’entreprises, la hausse du chômage, la baisse de la consommation non alimentaire, etc… sont les effets de la pandémie sur l’économie locale et par ricochet, sur le secteur de la microfinance au Bénin. Le développement de la crise entraine des problèmes de continuité des activités. Elle a déjà et aura encore de nombreux impacts négatifs sur le secteur de la microfinance. On peut citer la sécurité et la santé des employés, des clients et de leurs familles, la perte de productivité due à la mobilité limitée, les difficultés opérationnelles dues à la restriction des déplacements, la perte ou la diminution d’activité des clients entrainant une diminution ou une perte de revenus pour les clients. Tout ceci entraine des problèmes de remboursement des crédits en cours et une augmentation du portefeuille à risques, une augmentation du risque de fraudes en raison de la réduction des contrôles. Il y a aussi des problèmes de liquidité et de solvabilité, le non-respect des contrats et exigences réglementaires.
La plupart des institutions de microfinance ont pris des mesures particulières pour soutenir les clientèles les plus vulnérables en maintenant avec elles une communication constante, de manière à pouvoir identifier les moyens de leur venir en aide et ce, le plus efficacement possible. Elles ont aussi accordé des moratoires et des taux d’intérêts réduits sur certains produits. Le Gouvernement accompagne les clientèles sur cet aspect.

Quelles mesures avez-vous prises en tant qu’association professionnelle, pour soulager les systèmes financiers décentralisés ?

En tant qu’association professionnelle, nous avons pris plusieurs mesures pour soulager nos membres malgré nos moyens très limités. La première mesure porte sur la réalisation et la diffusion auprès de nos membres d’une affiche de sensibilisation des usagers des systèmes financiers décentralisés à la lutte contre le coronavirus. La seconde action a été la rediffusion auprès de nos membres de tous les actes pris par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le coronavirus et également de toutes les mesures prises par la Banque Centrale dans le cadre de la gestion de la pandémie concernant le secteur financier en général et la microfinance en particulier. La troisième porte sur la rediffusion auprès de nos membres de tous les outils et stratégies élaborés par nos partenaires techniques pour mieux faire face à la crise du Covid-19. Il s’agit par exemple, des outils pour l’élaboration de scénarios dans le contexte de l’épidémie de Covid-19 et de la liste des points d’attention pour la continuité des activités des Sfd dans le contexte de la crise. Enfin, la dernière mesure est l’assistance aux Sfd membres à pouvoir prendre un rôle actif dans la relance économique par une implication positive dans les programmes offerts par le gouvernement dans le cadre de la gestion de la pandémie, notamment les lignes de financement des Sfd et les lignes de bonification des charges financières des crédits aux bénéficiaires.

Le gouvernement a mis en place une batterie de mesures pour soulager non seulement les entreprises mais aussi les artisans et petits commerçants dont certains sont des clients des Sfd. Comment ces mesures ont-elles permis de relancer les activités ?

D’abord, tous les Sfd membres de l’association professionnelle sont très reconnaissants au gouvernement pour les mesures prises à travers différents mécanismes pour porter assistance aux clients en vue d’une relance de leurs activités qui ont subi des coups durs du fait de la pandémie du Covid-19. La relance des activités est en cours et du côté des Sfd, le dispositif opérationnel du premier mécanisme est mis en œuvre, certains Sfd ont signé les accords-cadres. Celui du second mécanisme est en train d’être mis en place. Des échanges avec le Fonds national de la microfinance (Fnm), bras opérationnel de l’application des mesures en ce qui concerne la microfinance, sont organisés pour que ces mesures portent leurs fruits. En effet, lesdites mesures vont permettre de relancer les activités des entreprises et aussi des artisans et petits commerçants à hauteur d’un financement d’au moins 100 milliards de francs Cfa sans charges financières et non financières aux entreprises, artisans et petits commerçants. Ces derniers vont pratiquement lever les financements à taux zéro. C’est une mesure forte de relance de l’économie locale. Nous avons fait au Fnm des propositions qui, prises en compte, vont permettre d’augmenter les impacts attendus. Il s’agit notamment du ciblage par les mêmes mesures des promoteurs individuels, des groupes et groupements de bénéficiaires de crédits, les animateurs de l’économie locale contribuant de 60 à 70 % au Pib .

Selon les autorités sanitaires, la crise du Covid-19 pourrait durer. Alors, quelles leçons le secteur tire-t-il de cette crise pour améliorer ses performances et renforcer sa résilience face à la pandémie ?

La principale leçon est la nécessité d’intensifier la collaboration avec les opérateurs téléphoniques et les fintechs afin d’accélérer le virage numérique et faire de telle sorte que les interactions avec les clientèles se fassent de façon autonome et virtuelle à 100 %. Pour la plupart des Sfd, il faut désormais prioriser l’ouverture de canaux numériques pour permettre des décaissements et des remboursements de prêts avec une interaction physique minimale, mettre à niveau les canaux de communication numériques pour soutenir les clientèles à distance, en utilisant des outils de messagerie tels que WhatsApp, les médias sociaux ou les systèmes de visioconférence. Il faut renforcer l’accès à l’éducation numérique, et à l’éducation financière, notamment pour les femmes. Ne pas négliger la cybersécurité suite au développement des solutions numériques et l’ouverture de l’accès à des utilisateurs à distance. Une autre leçon est la nécessité pour chaque Sfd de disposer de plans de continuité des activités appropriés à la gestion de crise pandémique. Ainsi, nous avons appris dans le cadre de la gestion de la crise, qu’il faut maintenir le traitement responsable des clients et proposer de soutien par des mesures appropriées à la situation, minimiser le risque d’infection et assurer un traitement responsable des employés. Nous devons aussi minimiser les risques pour l’institution afin d’assurer la continuité des activités pendant et après la crise, et communiquer de manière proactive avec toutes les parties prenantes. Nous avons aussi appris, étant donné que le virus se propage très vite, qu’il est important d’agir immédiatement et de ne pas attendre, car la mise en place de mesures et leurs effets directs prennent du temps. Nous saluons la proactivité du gouvernement et des partenaires du secteur dont les mesures et outils ont aidé à l’inclusion financière pendant cette période difficile.

Quelles sont vos attentes vis-à-vis du gouvernement et des partenaires du secteur ?

Justement, il reste beaucoup à faire et nous avons besoin du gouvernement et des partenaires du secteur. Cette pandémie a démontré, outre le fait d’accélérer la transformation numérique, que les Sfd doivent réinventer la relation avec les bénéficiaires et mettre en avant certains produits et services essentiels à la sécurité financière, en particulier pour les plus vulnérables. Dans une transition vers des interactions à distance avec les bénéficiaires, il est important d’explorer de nouvelles approches et méthodes de travail ainsi que de nouveaux partenariats. Par exemple, développer la communication via les médias sociaux, offrir des Sms vocaux ou utiliser des robots de discussion pour améliorer le service client à distance. La crise met en évidence l’importance de plusieurs produits financiers et non financiers. Les produits d’épargne ainsi que les prêts relais à court terme protègent les clients contre les situations catastrophe, les services financiers numériques améliorent l’accès aux services et peuvent aussi sauver des vies dans un contexte de pandémie, les services d’éducation financière et d’accompagnement aux entrepreneurs contribuent à garantir la fidélité à long terme et aident les clients à épargner et à ne pas manquer d’argent en période de crise. Nous avons besoin du gouvernement et des partenaires pour y arriver. Il est indispensable que l’association professionnelle dispose d’un fonds de capitalisation, un fonds dont les revenus des placements serviront à appuyer la satisfaction de ces nouveaux besoins des Sfd. Les revenus pourront également permettre de renforcer leurs capacités en planification et simulation de scénarios en période de crise, et atténuer les répercussions de la pandémie sur leurs fonds propres. Sans l’aide du Gouvernement, cet appui aux Sfd ne pourrait être donné par l’association professionnelle. Les Etats sont en concurrence. Il revient à chaque gouvernement de favoriser l’inclusion financière de la population. Notre gouvernement peut encore innover. 10 milliards à l’association professionnelle au taux de 6 % l’an donne 600 millions pour la modernisation des Sfd et la professionnalisation.

Source : La Nation Bénin

Tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire 2020 du Consortium Alafia, Clément YADONTA, nouveau Président de l’Association

Le Consortium Alafia vient une fois encore de montrer le chemin à ses institutions membres. Il vient une fois encore de confirmer son exemple, sa référence pour plusieurs acteurs au plan régional.

Conformément à ses dispositions statutaires, les Systèmes Financiers Décentralisés membres de l’APSFD-Bénin ont tenu au siège de l’Association ce vendredi 28 août 2020, leur Assemblée Générale Ordinaire (AGO) de l’année.

Il s’agit d’une assise annuelle au cours de laquelle les différents Délégués des SFD membres procèdent à l’examen du rapport d’activité et financier de l’Association, à l’examen du rapport d’activité des trois organes dirigeants et à la validation du rapport du commissaire aux comptes. A cela l’AGO a eu la particularité de connaitre le renouvellement de ses membres d’organes, ceux en poste étant à la fin de leur mandat. Les travaux de cette AGO se sont déroulés dans une convivialité et tous les rapports d’activités ont été adoptés avec des félicitations des membres, partenaires et autres invités à la Direction de l’Association pour sa perspicacité aux côtés des SFD malgré les difficultés et entraves. On retient également un fonctionnement régulier de tous les organes de l’Association au cours de l’année 2019.

Cinq (5) allocutions ont marqué la cérémonie d’ouverture :

A l’ouverture, M. Ignace C. DOVI, Directeur du Consortium Alafia a adressé ses mots de bienvenu et de remerciement aux SFD membres et aux officiels pour avoir honoré de leur présence à cet important rendez-vous statutaire.

A la suite, M. Emmanuel GAHOU, Président de l’Association a également remercié tous les acteurs présents et salué la synergie d’action, la fraternité et le soutien mutuel qui existent dans le secteur de la microfinance au Bénin. Selon ses propos, « c’est cette synergie qui fait du secteur une référence dans la sous-région ». Enfin, le Président a rappelé les enjeux du jour et exhorté ses pairs à une hauteur d’esprit pour uniquement l’intérêt supérieur du collectif des SFD du Bénin.

La troisième allocution est celle de M. Brice DANSOU, Directeur Générale de la Microfinance. A travers son intervention, le DGM a salué la qualité de la gouvernance et ainsi que la transparence dont fait preuve l’Association. Pour finir, il a martelé la disponibilité de la DGM à continuer la synergie avec l’Association.

Pour M. Maurille COUTHON, Directeur du Projet ADAPAMI et représentant des PTF à l’occasion, « l’Association fait preuve d’une gouvernance respectueuse et la Direction ne cesse de faire des efforts qu’il convient de saluer ». Il finit son allocution par un appel à un renforcement de la mobilisation pour relever les défis et particulièrement pour le renforcement du leadership féminin au niveau du secteur.

L’ouverture officielle de l’Assemblée Générale a été prononcée par le Directeur Générale de l’ANSSFD du Bénin. Dans son intervention, M. Louis BIAO a félicité l’APSFD pour la régularité et la constance dans sa gouvernance. A cet effet, il a convié les SFD à suivre l’exemple de l’Association en terme de Gouvernance. Ainsi, pour la duplication de cette bonne pratique, le DG de l’ANSSFD a lancé un appel à l’endroit des Directeurs Généraux afin qu’ils jouent pleinement leur partition au niveau de leurs institutions respectives. Enfin l’Autorité a attiré l’attention des Responsables des SFD sur certaines dérives qui s’observent par endroit et a appelé les concernés à plus de responsabilité, avant de souhaiter plein succès aux travaux.

Comme pour faire suite à cet appel du PCA et du DG/ANSSFD, les travaux de l’AGO se sont déroulé dans la fraternité. Les membres d’organes dont le mandat est venu à échéance ont déposé le tablier conformément aux textes et de nouveaux membres ont été élus, de manière pacifique, dans les instances de gouvernance de l’Association.

A la suite des élections M. Clément YADONTA, Secrétaire Général de la FECECAM-Bénin, est élu Président du Conseil d’Administration (PCA) du Consortium Alafia et M. Pascal TAMEGNON, Directeur Général de PEBCo-BETHESDA est élu Président du Conseil de Surveillance (PCS), tous pour un mandat de deux ans.

Six (6) autres membres sont élus pour travailler aux côtés du PCA et deux autres pour travailler aux côtés du PCS.

Il faut aussi noter que cette AGO, a été précédée d’une Assemblée Générale Extraordinaire au cours de laquelle le comité de déontologie a été fondu dans le Conseil d’Administration pour tenir compte de certaines réalités. Aussi, une minute de silence a-t-elle été observée par l’Assemblée en mémoire du feu Grégoire ZINSOU, ex-Administrateur Provisoire de la CMMB, décédé au cours de la semaine.

Les SFD membres vont certainement répondre, dans les années à venir, aux appels à suivre le modèle de l’Association en matière de gouvernance pour le renforcement de la stabilité au niveau du secteur.

En image, les nouveaux membres du Conseil d’Administration de l’APSFD-Bénin.

Sortie de l’Administration Provisoire : la Caisse du Mouvement Mutualiste du Bénin (CMMB) a tenu son Assemblée Générale élective

Pari gagné pour le Ministre de l’Economie et des Finances, c’est ce que les membres de la Caisse du Mouvement Mutualiste du Bénin (CMMB) ainsi que les acteurs de l’écosystème de la microfinance peuvent retenir ce week-end de juillet 2020 ; ce samedi 25 juillet 2020 se sont tenues au Chant d’Oiseau de Cotonou, deux Assemblées Générales dont une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), permettant de sortir de l’administration provisoire.

En effet, à la suite d’une crise de gouvernance ayant pris corps au sein de l’institution en 2017, le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Romuald WADAGNI a pris ses responsabilités en nommant courant l’année 2018 un Administrateur Provisoire afin de sauver la continuité d’exploitation et de protéger par ricochet les déposants. Deux ans après Messieurs Adbou Rafiou BELLO et Grégoire Zinsou, respectivement Président du Comité de Suivi et Administrateur Provisoire, retournent de très fort belle manière le tablier à l’Autorité par l’organisation des Assemblées Générales Extraordinaires et Ordinaires, conformément aux dispositions règlementaires. Il s’agit d’une prouesse saluée par tous les acteurs du secteur présents à la cérémonie d’ouverture des travaux, d’autant que l’instauration de l’accalmie en terme de gouvernance s’est accompagnée d’une amélioration substantielle des performances de la Mutuelle.

A l’entame de la cérémonie d’ouverture, Grégoire ZINSOU a adressé ses mots de remerciement et de reconnaissance au Ministre de l’Economie et des Finances pour la confiance placée pour cette importante tâche d’administration de la Mutuelle. Il a aussi remercié le Président du Comité de Suivi et tous les autres acteurs du secteur qui l’ont appuyé dans l’atteinte de cette mission, notamment l’ANSSFD, l’APSFD-Bénin, le partenaire ADAPAMI et les DBS.

A travers son représentant, l’APSFD-Bénin a délivré également le message du Directeur, M. Ignace C. DOVI. Ce message est constitué de remerciements à l’Etat pour avoir ramené la CMMB sur la bonne voie, de conseils l’endroit des futurs élus, et des attentes à l’égard de la CMMB au regard des défis qui se dressent aux SFD. Pour l’APSFD, « cette Assemblée Générale Extraordinaire, devra est une renaissance de la CMMB. Certes, elle existe déjà mais l’institution devra ranger le passé et entamer, en terme de gouvernance, une nouvelle phase de sa vie pour faire efficacement face aux grands défis du temps……. C’est pourquoi le Consortium Alafia souhaite qu’il soit élu, l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut ».

A son tour M. Maurice M. COUTHON, Directeur du projet ADAPAMI a salué le travail abattu par les démembrements de l’Etat à divers niveaux pour sauver la CMMB et a prodigué des conseils de patience, de perspicacité et de courage aux futurs dirigeants. Pour finir, il a rassuré de la disponibilité du projet ADAPAMI à continuer ses appuis à la Caisse tant que sa gouvernance sera en phase avec les textes.

Pour les propos de M. Louis BIAO, le Ministre de l’Economie et des Finances suit de près la CMMB.  A cet effet, le Directeur Général de l’ANSSFD conseille à la CMMB d’éviter que l’Etat ne soit encore obligé à prendre à nouveau des responsabilités dans le futur de la Caisse. Enfin il suggère aux membres d’élire de personnes capables d’une gouvernance financière.

L’ouverture officiel des travaux a été donnée par M. Adbou Rafiou BELLO, Président du Comité de Suivi. Pour lui, cette journée est un grand jour, une journée d’espoir pour la CMMB ; « grâce à Dieu, la crise est en train d’être conjuguée », va-t-il martelé. Il a adressé en conséquence ses remerciements à toutes les personnes ayant contribué, à ce que la CMMB se repositionne au rang des institutions viables, car les perspectives sont prometteuses si chaque acteur joue son rôle.

Avant l’examen et l’approbation des comptes des exercices 2017 à 2019 par l’AGO, l’une des étapes majeures attendues de cette assise notamment lors de l’AGE est l’élection des membres d’organes devant assurer la gouvernance à la suite de l’administration provisoire. Au regard du déroulement de la cérémonie d’ouverture, on peut présager du déroulement paisible des travaux par la suite.

Renforcement des pratiques d’audit interne dans les SFD du Bénin : le Consortium Alafia et l’ANSSFD sensibilisent les acteurs du métier sur la déontologie et l’éthique en microfinance

Respect des normes déontologiques et d’éthique dans les pratiques d’exercice du métier d’auditeur interne dans les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) du Bénin, c’est l’objet de l’atelier de sensibilisation tenu ce jeudi 23 juillet 2020 au siège du Consortium Alafia. Il a réuni une cinquantaine d’acteurs du métier venant des différentes institutions. Il a été animé par le Directeur Général de l’Agence Nationale de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés du Bénin (ANSSFD), M. Louis BIAO avec l’assistance de M. Benoît DJOSSOU, Directeur de l’Agrément et la Réglementation.

Il est quasiment impossible de mener à une échelle des activités de microfinance sans l’appui d’un service d’audit interne. Cependant, l’efficacité d’un tel département est aussi tributaire d’un certain nombre d’éléments dont le respect des normes de déontologie et d’éthique. Et il est capital que des acteurs habiletés appuient de temps à autres ce corps de métier à la réussite de sa mission. Cela peut bien expliquer le profil particulier des communicateurs mobilisés à cet effet, malgré leur agenda reconnu couramment chargé.

Dans son mot de bienvenue M. Ignace C. DOVI, Directeur de l’APSFD-Bénin, a d’abord remercié les institutions qui ont compris l’enjeux en envoyant leur personnel concerné à l’atelier avant de préciser quelques fondamentaux attendus des auditeurs en terme d’éthique et de bonne pratique. Pour lui, ces idéaux que sont entre autre, la liberté dans la tête, l’objectivité, la quête de la valeur ajoutée pour les organisations devront faire l’objet d’amélioration continue dans le quotidien du travail de l’auditeur interne, toute chose qui justifie l’organisation de cette journée de recyclage, qui a aussi l’avantage de tenir compte des observations courantes des Autorités de Supervision.

Ainsi, au cours de cette journée, l’essentiel des rôles, responsabilités, attitudes et aptitudes attendus des auditeurs internes ont été rappelés, de même que les particularités liées au secteur de la microfinance. Des Conseils donnés à l’auditoire à cet effet par Louis BIAO, on peut retenir quatre (4) principes cardinaux qui gouvernent le travail d’un bon auditeur interne dans un SFD. Il s’agit de :

  • La liberté dans la tête ;
  • L’objectivité ;
  • L’Humilité ;
  • Et la Communication professionnelle et responsable.

L’atelier a été très interactif en termes d’échange, et les participants s’en sont sortis très outillés pour être dans les tous prochains jours, plus performants au service de leurs institutions respectives et du secteur.